Les Effroyables Imposteurs du 12 janvier

Combattre l’antisémitisme ET l’islamophobie, une idée folle ?

Dans le contexte culturel et idéologique actuel, oui, sans doute. Depuis dix ans, on nous somme de choisir. Parce que ce sont « des arabes et des musulmans qui tuent les Juifs » , nous dit-on. « Parce que l’accusation d’antisémitisme est la forme la plus courante d’islamophobie » nous dit-on aussi.

Depuis dix ans, il a fallu choisir son camp, ou passer pour un hurluberlu. Entre celles et ceux qui prétendaient que l’antisémitisme n’existait plus, avant que des Juifs soient assassinés et puis d’autres encore, avant que le premier remplisseur de salles de spectacles en France soit un néo-nazi. Et entre celles et ceux qui prétendaient, eux, que l’islamophobie n’existait pas , qu’il y avait juste une saine réaction contre « toutes les religions ». Et ce avant que des enfants de huit ans soient convoqués pour une prétendue « apologie du terrorisme » au commissariat, avant que les agressions contre des musulmanes ne deviennent monnaie courante.

Pendant quelques brèves semaines, après les attentats de janvier, pourtant, une partie des gens n’a plus voulu choisir. Confrontée à la montée de l’horreur raciste et antisémite, certains ont à nouveau rêvé de se battre ensemble, tous ensemble, nous qu’on avait séparés.

Mais ce sera déranger des intérêts bien installés désormais. Les intérêts des forces et des organisations politiques qui ne vivent que de la division et de la séparation, qui n’ont rien d’autre à proposer que la haine de l’autre en partage.

Le « Deux poids deux mesures » est devenu un business politique. Pas seulement pour Dieudonné, qui ne serait rien sans avoir conquis les esprits avec cette idée que les Juifs seraient une communauté surpuissante , conquérante et heureuse. Pas seulement pour Marine Le Pen, qui entend dénoncer le privilège des « racisés » , sujets de toutes les attentions supposées pendant que le « vrai français » croulerait sous leur invasion organisée. Mais aussi pour toute une partie de la gauche française qui a sombré, de diverses manières, dans la lepénisation des esprits globale, et s’en accommode fort bien.

Houria Bouteldja, quoi qu’elle en dise est une bonne réprésentante de cette gauche là. La porte-parole des Indigènes de la République peut toujours prétendre se distinguer de la « gauche française » : mais au quotidien depuis dix ans, elle passe une bonne partie de sa vie politique dans les meetings de cette gauche dont elle prétend être autonome . Il ne suffit pas d’y jouer le rôle de la « petite voix rebelle » pour faire oublier qu’elle y est à la tribune, applaudie par ses pairs universitaires. Il ne suffit pas de prétendre qu’on est une « bannie » et une « ostracisée » pour tromper celles et ceux qui le sont vraiment : des colloques à l’université de Berkeley aux plateaux de Ce Soir ou Jamais, Houria Bouteldja a la vie ordinaire d’une responsable de gauche radicale, avec ses tribunes médiatiques et politiques régulières ….tant qu’elle reste dans les clous que d’autres ont planté pour elle.

Aujourd’hui, les Indigènes de la gauche radicale antisémite sont là pour dire tout le mal des Juifs que le militant franco-français ne veut pas exprimer en premier. Aussi bien depuis les attentats, on sent évidemment comme un flottement dans la partie de la gauche qui n’a jamais reconnu l’antisémitisme que du bout des lèvres, pour reprendre aussitôt ses diatribes contre le CRIF et l’ « instrumentalisation d’un antisémitisme résiduel ». Cette gauche qui a soutenu Dieudonné très, très tard, cette gauche qui voit des « sionistes » partout, le clame haut et fort, pour ensuite s’étonner qu’on la prenne au mot et qu’on attaque des synagogues ou des commerces Juifs.

Devant tous les morts parce que Juifs, elle s’est sentie obligée de se taire. A regret sans doute. Le temps du silence est désormais terminé , les affaires reprennent. Mais il fallait une pirouette. Et les Indigènes sont là pour la faire : en effet, pour pouvoir à nouveau cracher sur les Juifs et nier l’antisémitisme, le plus confortable est encore d’avoir le prétexte d’un combat contre un autre racisme, et mieux encore d’avoir à portée de main, la virulente diatribe d’une victime de ce racisme.

Tout le monde n’est pas Roland Dumas avec son âge, son prestige et ses réseaux politiques : tout le monde ne peut pas déclarer tranquillement que le gouvernement français est sous influence juive chez Bourdin , un matin, et s’en sortir seulement avec quelques cris d’indignation vite oubliés.

A d’autres il faut des boucliers idéologiques : il faut pouvoir dire « je n’aime pas les Juifs, mais c’est seulement parce qu’ils font du mal aux Arabes, et d’ailleurs ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les premiers concernés par l’islamophobie ».

Voilà c’est fait , les Indigènes de la République, par la voix de leur porte-parole ont pondu la tribune -alibi avec son délicieux parfum de scandale . Voici Houria Bouteldja qui invite à combattre « l’islamophobie et le philosémitisme d’Etat ». Attention, pas le « complot Juif », pas « le gouvernement sous influence juive », on n’est pas chez Soral, on est de « gauche décoloniale », s’il vous plaît.

L’antisémitisme est la mort de la gauche, alors forcément l’antisémitisme de gauche produit des discours totalement incohérents dans leur conclusion : soyons antisémites pour combattre l’antisémitisme, cela ne veut évidemment rien dire.

Et cela ne dit rien à personne, où plutôt les trois quarts du public retiennent la première partie de la phrase pour aller ensuite vers ceux qui en tirent la conclusion logique : c’est la raison pour laquelle aujourd’hui , non seulement les Indigènes de la République, mais toute la gauche radicale antisémite avec eux, ne sont presque rien , numériquement parlant, et voient partir une bonne partie de leurs troupes vers l’extrême-droite antisémite.

Réduits à une posture tragi-comique : sans cesse à répéter diverses versions du fameux « l’antisémitisme est le socialisme des imbéciles », sans jamais réaliser que l’imbécile, c’est surtout celui qui pense pouvoir utiliser l’antisémitisme pour convertir les gens au socialisme.

Malheureusement, cette imbécillité criminelle est un des traits majeurs d’une partie de la gauche européenne et française depuis le 19ème siècle : celle qui a couru après Drumont, celle qui a couru après les fascistes des années 30, à la manière d’un Doriot ou d’un Bergery persuadés qu’il fallait reprendre leurs thèmes pour leur arracher les masses égarées. Celle des staliniens des années 50 et de leurs obsessions criminelles sur le « complot sioniste ». Celles de l’ultra-gauche acoquinée à Faurisson pour « faire tomber le capitalisme » en faisant tomber son « fondement » , le « mythe des chambres à gaz » . Aujourd’hui, à la gauche radicale, on se montre plus fin, on parle de « religion civile de la Shoah ».

Imbécillité criminelle, le mot est fort mais parfaitement adapté à la situation : sans doute, les Indigènes de la République n’en sont-ils pas à souhaiter, que de nouveau, on tire à bout portant sur de jeunes enfants Juifs. Sans doute, Jean-Luc Mélenchon, lorsqu’il parle de « communauté agressive » ne veut-il pas vraiment que l’on assassine de gens dans une épicerie et qu’on en harcèle, et qu’on en tabasse d’autres.

Seulement, quand on appelle à combattre le « philosémitisme » pour combattre l’islamophobie, on appelle à quoi ? Si ce n’est à attaquer les Juifs, pardon, « des » Juifs et « des » « amis des Juifs ».

La vie politique n’est pas un plateau de « Ce Soir ou jamais », ou un colloque universitaire. Ou plutôt elle ne l’est que pour une infime minorité, définie par son statut social, son « identité de classe », comme dit Houria Bouteldja qui ne parle jamais de la sienne. Celle d’une femme qui a bénéficié des combats « antiracistes abstraits », comme elle dit , menés par les générations précédentes issues de l’immigration. Celle d’une femme qui a pu accéder aux protections sociales et aux privilèges que confèrent les études supérieures , une situation professionnelle dans les classes moyennes supérieures, et le statut de personnel de direction politique d’une des organisations de la gauche radicale française.

C’est ce statut qui lui permet de délirer dans une langue choisie sur les Juifs qui sont “une batte de base-ball pour frapper les Noirs et les Arabes”, dans le tract d’un appel à manifester qu’on distribuera gaiement dans les rues de Barbès avant de partir à un colloque à Oslo où ailleurs. Les “jeunes Indigènes” qui prendaient ce tract au sérieux et iraient donc se défendre contre les prétendues “battes de base ball juives”, eux, iront pour des années en prison. Et ce “deux poids deux mesures” là n’est pas celui de la “race”, mais celui de la classe, qui permet aux idéologues de garder leurs mains toujours blanches , même après avoir trempé leur plume dans le sang pour appeler à la haine. Ce “deux poids deux mesures ” là vaut pour Alain Soral comme pour Houria Bouteldja, pour Jean-Marie Le Pen comme pour Dieudonné. Toujours libres de propager la même merde quand d’autres sont morts ou en prison d’y avoir cédé violemment.

C’est aussi ce statut social qui lui permet de proférer des absurdités sur l’abstraction que constituerait la lutte commune contre l’islamophobie et l’antisémitisme.

Dans d’autres parties de la société , cette ligne de lutte est au contraire une évidence pratique trop longtemps délaissée, une nécessité absolue : elle l’est pour la femme voilée qui peut se faire agresser à tout instant comme pour le jeune magasinier Juif qui peut se prendre une balle n’importe quand. Elle l’est pour les éternels sans-voix que sont les prolos qui ne seront jamais invités à un talk show pour contredire un Zemmour, qui nie la responsabilité de l’Etat français dans le génocide commis contre les Juifs et dans le même temps appelle à la guerre civile contre les musulmans. Elle l’est face au terrorisme néo-nazi qui ravage l’Europe en silence. Elle l’est face à un Front National, où voisine l’expression de l’antisémitisme le plus violent avec celle de l’islamophobie la plus décomplexée.

Les Indigènes de la République ont dix ans. 2005, l’année des émeutes dans les quartiers populaires. Un an auparavant, le débat politique avait été phagocyté par une offensive pour interdire d’école une partie des jeunes musulmanes sous prétexte de « laïcité ». C’est dans ces deux années charnières que deux écoles rivales et jumelles ont vraiment émergé à gauche : d’un côté ceux qui ont fait une OPA sur la laïcité en décrétant qu’être laïque aujourd’hui, c’était avant tout passer son temps à chercher de nouvelles mesures propres à exclure les musulmanes de divers secteurs de la vie publique. C’est de cette mouvance là qu’émerge en 2007, le groupe Riposte Laïque , fanatiquement islamophobe et qui va être la matrice idéologique de la récupération par le FN du terme « laïcité ». C’est au même moment, que s’agglomère un autre noyau idéologique, celui d’une gauche prétendûment « anticoloniale » qui va faire de la minorité Juive son obsession et son bouc émissaire . C’est cette gauche là qui propulse Dieudonné sur le devant de la scène politique en en faisant les stars d’une première liste « antisioniste » Europalestine dès 2004 : fort de ce brevet de héros de la cause palestinienne, acquis à peu de frais, Dieudonné ne met que quelques mois à s’afficher ouvertement avec une extrême-droite française dont il répète depuis déjà quelques années les diatribes antisémites.

Dix ans, c’est le temps des bilans : et à part, avoir contribué à constituer la matrice idéologique fasciste , il n’y a pas grand chose à mettre au crédit de ces deux écoles rivales, l’islamophobe et l’antisémite. Le pourrissement des luttes, voilà leur seule victoire : nous sommes en 2015, et il ne se passe pas un mois, sans quel l’on entende parler de tel passage au FN d’un syndicaliste raciste, de telle sortie sur les « pharmaciens Juifs » d’une militante associative.

Pour autant, ni les uns ni les autres ne comptent s’arrêter là : face aux grandes officines fascistes, l’obsession reste de garder quand même sa petite boutique. Et pour que les vaches soient bien gardées, il faut des barbelés autour des prés carrés.

Or une petite inquiétude a saisi les bergers : ces deux derniers mois, timidement, mais sûrement, des gens ont dit « Nous sommes ensemble ». Ensemble dans le chagrin , la peur, l’abattement devant la mort , devant la terreur suscités par des attentats où ont été assassinés des Juifs parce qu’ils étaient Juifs. Ensemble devant la déferlante raciste qui dévaste ce pays depuis si longtemps et qui a amené des enfants de neuf ans au commissariat parce que leurs parents étaient musulmans, donc suspects. Ensemble devant ces mêmes croix gammées qui profanent cimetières et lieux de cultes.

Proclamations timides sur des pancartes faites à la main, fleurs offertes par les uns aux autres, à la sortie d’une synagogue ou d’une mosquée. Deuil et terreur partagées dans ces quartiers populaires dont étaient issus aussi bien le policier abattu devant Charlie Hebdo, dont on apprit ensuite qu’il était musulman, que le jeune vendeur abattu parce que Juif à l’Hypercasher.

Et même dans la gauche radicale, on vit éclore quelques slogans , quelques appels « contre l’antisémitisme et l’islamophobie ». …et tout aussi vite le déchaînement des boutiquiers inquiets, les uns braillant que reconnaître l’islamophobie revenait à se rallier à Daech, les autres hurlant que certes on tuait des Juifs dans ce pays, mais que c’était à cause du « philosémitisme ».

Les uns et les autres se haïssent mais ne peuvent survivre qu’ensemble. Les uns et les autres ont la même rhétorique d’exclusion : purifier le mouvement en en excluant les prétendus « sionistes » ou les prétendus “islamistes”. Les uns ont par le passé osé agresser et insulter des femmes dans des manifestations féministes sous prétexte qu’elles portaient le voile, les autres ont osé exclure des Juifs de manifestations contre des actes antisémites sous prétexte qu’ils étaient du CRIF, alors même que les inscriptions antisémites contre lesquelles la manifestation était organisée visaient le CRIF.

Les uns et les autres assurent leur promotion réciproque et jouent volontiers le spectacle médiatique qu’on leur demande : Houria Bouteldja contre Caroline Fourest Youssef Boussoumah contre Alain Finkielkraut, Christine Delphy contre Annie Sugier, le régal de certains talk-shows à retrouver dès le lendemain sur les sites Fdesouche et Egalité et Réconciliation.

Hurlements de haine ininterrompus, bruit médiatique abrutissant , confortables carrières d’intellectuels polémistes.

Un seul message : ne soyez pas ensemble, restez séparés , nous sommes vos bergers.

Nous ne nous laisserons pas traire, ni dévorer par les loups dont ces gens là n’ont jamais su nous protéger. Soyons ensemble contre l’antisémitisme et l’islamophobie, prenons toute la mesure des oppressions semblables , qui depuis dix ans font peser le même poids dévastateur sur nos vies.

 

Ce texte intégralement reproduit a été initialement publié sur le site http://luftmenschen.over-blog.com

Du ferme pour Gabriac

Gabriac a été condamné à 2 mois de prison et 4 000 euros d’amende pour avoir organisé une manifestation qui avait été interdite à Paris en septembre 2012.

Dans son jugement, le tribunal correctionnel a notamment estimé que le rôle d’Alexandre Gabriac dans l’organisation de la manifestation était établi par les déclarations « claires et précises » du chef d’état-major de la police et par des messages postés sur internet avant le rassemblement, dont deux par l’intéressé lui-même où il proclamait « la révolution ne se dépose pas en préfecture, à demain » ou « on n’a pas beaucoup d’alternatives sinon d’entrer dans l’illégalité ». Le 24 avril, le tribunal correctionnel de Paris avait déjà condamné à une amende de 5 000 euros le président du groupuscule pétainiste de « L’Oeuvre française » Yvan Benedetti pour avoir participé à cette manifestation.

Alexandre Gabriac, passé par le comité central du front national avant d’en être exclu, a été élu conseiller régional en Rhônes-Alpes.

Il a part la suite mené campagne avec Yvan Benedetti à Vénissieux où ils firent 10% et prirent deux sièges au conseil municipal, mais leur liste fut invalidée.

Ouvertement inspiré du régime fasciste italien, il participe chaque année avec l’organisation dissoute Œuvre française aux célébrations organisées par les disciples de Mussolini.

 

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[FN] Aujourd’hui, le trafiquant d’images pédophiles

Arnaud Couture, affiche de campagne

Arnaud Couture, affiche de campagne

Dans le cadre de ces élections départementales, le front national réserve chaque jour son lot de surprise.

Après les candidats de plus de 95 ans, les candidats à leur insu, les candidats empétrés dans diverses affaires financières, voici aujourd’hui le candidat FN pédophile.

Arnaud Couture candidat front national de Cusset dans l’Allier, a été mis en examen le 6 mars pour “enregistrement, détention et diffusion d’images à caractère pédopornographique“. Rien que ça.

Ce dernier a annoncé qu’il quittait ses fonctions au sein du parti ainsi que son mandat de conseiller municipal.

Un candidat du Front National aux prochaines élections départementales dans l’Allier a été mis en examen le 6 mars 2015, selon une information confirmée par le parquet de Cusset. Arnaud Couture a été mis en examen pour “enregistrement, détention et diffusion d’images à caractère pédopornographique” et placé sous contrôle judiciaire. Le procureur n’a pas dévoilé d’autres informations contenues dans le dossier, l’instruction étant en cours.

Source.

Arnaud Couture et Julien Rochedy devant la permanence FN de Cusset (capture site FN)

capture site FN

Les néo-nazis picards interpellés étaient des disciples de Serge Ayoub

Troisième Voie le groupe dissous de Serge Ayoub

La bande de néo-nazis picards interpellés étaient des disciples de Serge Ayoub et fréquentaient son bar. Ils cotoyaient également Estéban Morillo, lui-même originaire de l’Aisne.

Présenté comme le chef du groupe WWK (white wolfs klan, le clan des loups blancs), Jérémy Mourain est réputé pour sa violence. Il a déjà été condamné pour une série d’actes racistes ou non.

Le WWK était structuré comme une association, les postulants étaient soumis à un rituel afin de pouvoir intégrer le groupe.

Interrogé par le Figaro, Serge Ayoub prend ses distances avec le groupe qui a été écarté de sa structure selon lui.

Le même article nous apprend que Jérémy Mourain le leader du “Clan des loups blancs”  aurait fréquenté un club de motard de Reims.

Il y a deux mois non loin de là, c’était Claude Hermant qui était inquiété pour trafic d’armes, cependant selon une “source proche de l’enquête” les deux affaires ne sont pas liées.

 

Le QG de ce groupe nationaliste picard, c’était le bar le Local, situé rue de Javel dans le XVe à paris. Ils y étaient tous les week-ends. Cet établissement était connu pour être le lieu de rassemblement des plus extrémistes de droite, ceux du mouvement Troisième voie, qui a été dissous après la mort de Clément Méric, militant antifasciste, au cours d’une rixe. Le suspect principal, Estaban Morillo, a grandi dans l’Aisne. Après les seize interpellations qui ont eu lieu dans le secteur de Ham (Somme), Chauny (Aisne) et Compiègne (Oise) lundi matin, les auditions se poursuivent en garde à vue. Et selon nos informations, au moins l’un des suspects ferait figure de meneur. Il s’agit de Jérémy Mourain.

Cet habitant de Ham, âgé 25 ans, était membre de Troisième voie avec au moins des connaissances communes avec Morillo. Il serait l’un des créateurs d’un mouvement de l’utra-droite, davantage local : WWK (white wolfs klan, le clan des loups blancs).

Depuis lundi, les gendarmes, qui enquêtaient sur cette bande nationaliste depuis de longs mois, entendent les suspects pour qu’ils s’expliquent sur toute une série de faits. Le plus grave est une tentative d’homicide qui aurait été commise à Valenciennes (Nord) en 2013 ou 2014. Il est question aussi de faire la lumière sur beaucoup de faits de violences, y compris entre membres du WWF. Celui-ci aurait été lynché pour avoir eu l’intention de quitter le clan, cet autre pour ne pas qu’il « balance » tout ce qu’il savait sur les agissements de la bande…

Car c’est d’un clan très bien organisé qu’il s’agit. Il a été créé sur le modèle d’une association, avec un président, un secrétaire, un trésorier, etc. Pour y entrer, il faut être « prospect », à savoir, faire ses preuves. Et les postulants doivent ainsi commettre des délits, toujours humiliants, que ce soit pour la victime ou pour l’auteur. Si le ticket d’entrée est validé, il faut régler une cotisation de 20 euros par mois. Signe distinctif des membres : une brûlure à la main, en forme de croix, et, bien sûr, une tenue vestimentaire particulière.

 

Lors des perquisitions, de nombreuses armes ont été retrouvées : un fusil à pompe, un fusil à canon scié, des poings américains, un couteau à quatre branches, mais aussi une chaîne métallique.

Lire l’article complet.

3ème Voie à la manifestation nationaliste du 9 mai 2012 (Reflexes)

3ème Voie à la manifestation nationaliste du 9 mai 2012 (Reflexes)

 

Serge Ayoub et les JNR.

Serge Ayoub et les JNR.

[Picardie] Des membres de 3ème voie en garde à vue pour tentative d’homicide

Un important dispositif de gendarmerie a été mis en place, lundi matin, à l’aube pour interpeller seize suspects dans les trois départements picards. Des interventions ont eu lieu notamment à Ham, Compiègne et Chauny. Avec cette opération, les autorités ont opéré un gros coup de filet dans le milieu de l’ultra-droite picarde.


L’enquête a commencé en mai 2014, menée sous commission rogatoire d’un juge d’instruction amiénois. Les militaires de la section de recherches d’Amiens auraient mené les investigations qui ont permis l’arrestation des suspects.

La justice les soupçonne d’avoir pris part à toute une série de faits. Le plus grave est une tentative d’homicide, sur laquelle aucun détail n’a été communiqué. Les services de gendarmerie refusent pour l’heure de fournir des informations.

Selon le procureur de la République d’Amiens, les jeunes gens, âgés de 20 à 40 ans, doivent également s’expliquer sur des faits de violences, de vols, d’association de malfaiteurs, de trafic de drogue, d’incendies volontaires, mais aussi de reconstitution de groupes de combat. Le parquet viserait avec ce dernier chef d’inculpation la résurgence du mouvement d’ultra-droite Troisième voie.

 

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A lire également sur le sujet : Arrestations dans le milieu de l’ultra-droite en Picardie

 

Seize anciens membres de Troisième voie, groupuscule d’extrême droite dissous en juillet 2013 par le gouvernement, ont été interpellés ce lundi 9 mars dans la région.
Placés en garde à vue, ils sont entendus pour des faits commis dans la Somme entre 2012 et 2015 : recel de stupéfiants, tentative d’homicide, violence aggravée, incendie volontaire et reconstitution de groupes de combat.

[Béziers] Robert Ménard refait la guerre d’Algérie

rue du 19 mars 1962

Le 14 mars à Béziers se tiendra une cérémonie où, à l’initiative de Robert Ménard, la rue du 19 mars 1962 sera débaptisée.

Pour la rue dédiée à la fin des combats en Alérie, le maire a choisi d’utiliser le nom du “commandant Hélie de saint Marc” un ancien de l’OAS.

L’évènement est loin de faire l’unanimité sur place et un mouvement de protestation s’organise. Annoncé dans le journal d’extrême droite Rivarol de Jérome Bourbon, il réunira sans doute des cadres de la fachosphère pour l’occasion.

 

Extrait du journal d'extrême droite RIVAROL

Extrait du journal d’extrême droite RIVAROL

 

19-mars-1962-midi-algerie

 

Un recours “en excès de pouvoir” visant le maire a été enregistré, ce mardi 24 février, par le tribunal administratif de Montpellier.

[Sarre-Union] Pierre B profanateur antifa, t’es sûr ?

Capture site fdesouche

La fachosphère est en émoi, selon Le monde le meneur de la bande qui a saccagé le cimetière juif de Sarre-Union serait un “antifa”.

La source du Monde, ce sont les déclarations d’un lycéen, G.W., inutile de préciser son nom ici.

Toutefois, celui qui prépare un CAP d’agent de sécurité, affichait, selon Gaëtan, une certaine hostilité envers le parti de Marine Le Pen. «On ne parlait pas politique mais si on évoquait le Front national, il se mettait sur deux pattes arrière et se mettait à grogner», raconte-t-il. D’après lui, Pierre portait des slogans antifascistes sur ses vêtements, «prétendait se battre contre le fascisme et était très remonté contre la police. Il traitait les policiers et les militaires de fascistes, avec une hargne qui me mettait mal à l’aise», poursuit-il, en précisant que la bande de copains était «fan de metal» et «se tenait un peu à part, à cause de ce centre d’intérêt».

Bien entendu, c’est cet article et ces propos qui ont été retenus par fdsouche pour les monter en épingle.

Pourtant, sans chercher vraiment, on trouve d’autres témoignages de lycéens qui déclarent exactement le contraire.

Si personne au lycée n’a rien vu venir pour quatre des suspects, le passage à l’acte du cinquième surprendrait moins. Habitant de Sarre-Union mais élève en terminale à Sarrebourg, P. est désigné comme le meneur : “C’est quelqu’un qui arrive à manipuler les autres.”
Dixit Océane, brunette qu’on devine coquette malgré la grosse doudoune qui la protège du froid. Elle et Marina assurent avoir déjà entendu P. tenir des propos racistes.
Selon les adolescentes, P. se laissait aller sur les réseaux sociaux. Il y aurait aussi lancé le mardi 10 février un appel proposant d’aller visiter des lieux abandonnés, information également relayée par les “Dernières nouvelles d’Alsace”. Et puis, vendredi 13 février, au lendemain de la profanation du cimetière, il serait venu voir ses copains de Sarre-Union. Devant eux, il aurait brûlé une feuille de papier en s’exclamant : “Ah ah, des juifs”. P. “savait très bien ce qu’il faisait”, confie une élève.

Les éléments évoqués par Dernières Nouvelles d’Alsace lèvent par contre toute ambiguïté, dur de ne pas y voir une contradiction avec un antifascisme éventuellement revendiqué.

Les jeunes ont notamment fait des saluts nazis, craché sur une étoile de David, proféré “Sieg Heil” , proféré des “sale juif” et “sale race”. C’est ce qui ressort des auditions. Certains ont admis avoir “uriné sur des tombes”

 

Bref, à moins d’être un propagandiste patenté, dur d’affirmer selon les maigres éléments ayant filtré dans les médias que le profanateur principal du cimetière juif de Sarre-Union est antifa.

[Calais] Les fréres Speelman condamnés pour une chasse aux migrants

Les frères Speelman, originaire de Boulogne et Wimereux et jugés hier au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer pour avoir blessé deux migrants en leur tirant dessus avec un fusil à billes mercredi à Calais, ont écopé de 8 mois et 10 mois de prison ferme. Tony Speelman, récidiviste au casier judiciaire bien chargé, a quitté l’audience entravé pour rejoindre une cellule de détention.


Ils ne s’en sont « pas pris aux migrants », tentent-ils de faire croire au tribunal, décrivant tantôt « une bêtise », puis insistant qu’ils voulaient seulement « essayer » l’arme fraîchement achetée.


Mercredi, un Iranien et un Afghan sont donc blessés par des tirs de fusil à billes, à proximité d’un camp de migrants.

 

Lire l’intégralité de l’article.

David Speelman

David Speelman

Tony Speelman, un homme apaisé

Tony Speelman, un homme apaisé.

[Toulouse] Le visage des identitaires en 2015

Adrien Dominguez

Adrien Dominguez

Depuis les évènements de 2012 où un étudiant avait été gravement blessé, le bloc identitaire s’efforce de lisser son image sur Toulouse. On pourra relire cet article de Fafwatch pour une présentation de la situation de l’époque.

Les protagonistes n’ont pas beaucoup changé. Victor Lenta est parti faire le mercenaire en Ukraine et son camarade Matthieu Clique a été incarcéré suite à l’affaire du blessé grave, mais peu de nouvelles têtes au sein de la structure locale de Génération Identitaire…

Un blog qui propose des “enquêtes journalistiques et sociologiques”, Le Chat qui fouine, est allé rencontrer Sixtine Jeay et Adrien Dominguez. Cette entrevue évoque Romain Carrière et laisse filtrer des éléments qui permettent de cerner un peu mieux les profils bien proprets de ces deux militants d’extrême droite. Si Sixtine Jeay présente mieux qu’un Victor Lenta, elle évolue également dans la droite radicale depuis des années déjà (RF, MAS, Antigones, …, voir ici et ici).

 

Rencontre avec Génération Identitaire

 

Nouveau visage de la jeunesse d’extrême droite, Génération Identitaire s’est fait connaître par l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers, une première action symbolique et très médiatisée à l’époque. Au même moment, une vidéo de présentation du mouvement faisait le buzz sur les réseaux sociaux.

 

Depuis sa création fin 2012, le mouvement Génération Identitaire cristallise les passions.

 

Afin d’en savoir plus sur Génération Identitaire, leurs valeurs, leurs combats et leurs parts d’ombre, j’ai trempé mes moustaches dans la mousse irlandaise en compagnie des responsables de la section de Toulouse.

 

Une petite présentation personnelle en quelques mots ?

 

Sixtine : « Je m’appelle Sixtine Jeay. J’ai 23 ans et je suis étudiante. J’ai passé un master en Histoire médiévale à Paris. Je suis revenue à Toulouse car c’est ma région et que c’est ici que je me sens chez moi. Je milite depuis 3 ans chez les Identitaires. Au sein de Génération Identitaire, j’occupe la fonction de responsable de la section Toulouse avec Romain Carrière et Adrien.

 

Adrien : « Je m’appelle Adrien Dominguez, j’ai également 23 ans et je suis dessinateur industriel dans un bureau d’études. Tout comme Sixtine, j’ai rejoint le mouvement il y a 3 ans. »

Lire l’article complet sur Le Chat qui fouine.

Sixtine Jeay et Adrien Dominguez

Sixtine Jeay et Adrien Dominguez

Un douanier, ancien mercenaire de Bob Denard arrêté pour grand banditisme

Une affaire bien singulière, passée relativement inaperçue, a été évoquée par des médias locaux.

Un douanier suspendu par sa hiérarchie pour sa mise en cause dans une affaire de viol, s’est fait arrêter car soupçonné d’être le cerveau d’une équipe spécialisée dans le braquage de commerçants.

Le profil de cet individu intéressant, il est présenté comme ancien mercenaire pour Bob Denard. Le reste de l’équipe l’est tout autant mais il va falloir sans doute patienter pour en apprendre plus car peu d’informations ont percé pour l’instant.

 

Neuf personnes, qui se faisaient passer pour des faux douaniers, ont été mises en examen par un juge d’instruction à Rouen pour « arrestation, enlèvement et séquestration en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ». Parmi les faux douaniers : un vrai douanier, considéré comme le cerveau du commando.
La barbe blanche, le cheveu plus sel que poivre, l’ancien soldat de 52 ans, reconverti comme mercenaire auprès de Bob Denard, se lève de sa chaise. Le juge Charles-Henri Bisot vient de décider de l’envoyer en prison.

Source.

Dans cette bande organisée, les policiers découvrent des « profils disparates : ils sont âgés de 20 à 60 ans. Il y a un ancien mercenaire, ce douanier suspendu, mais aussi des gens qui ne s’étaient jamais fait remarquer par la police jusqu’ici. Ce sont tous, néanmoins, des gens aguerris et professionnels. Ils sont originaires de la région parisienne, certains de Rouen et d’autres du grand Ouest », détaille une source judiciaire à Normandie-actu.

Bob Denard

Bob Denard

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