Les Effroyables Imposteurs du 12 janvier

Combattre l’antisémitisme ET l’islamophobie, une idée folle ?

Dans le contexte culturel et idéologique actuel, oui, sans doute. Depuis dix ans, on nous somme de choisir. Parce que ce sont « des arabes et des musulmans qui tuent les Juifs » , nous dit-on. « Parce que l’accusation d’antisémitisme est la forme la plus courante d’islamophobie » nous dit-on aussi.

Depuis dix ans, il a fallu choisir son camp, ou passer pour un hurluberlu. Entre celles et ceux qui prétendaient que l’antisémitisme n’existait plus, avant que des Juifs soient assassinés et puis d’autres encore, avant que le premier remplisseur de salles de spectacles en France soit un néo-nazi. Et entre celles et ceux qui prétendaient, eux, que l’islamophobie n’existait pas , qu’il y avait juste une saine réaction contre « toutes les religions ». Et ce avant que des enfants de huit ans soient convoqués pour une prétendue « apologie du terrorisme » au commissariat, avant que les agressions contre des musulmanes ne deviennent monnaie courante.

Pendant quelques brèves semaines, après les attentats de janvier, pourtant, une partie des gens n’a plus voulu choisir. Confrontée à la montée de l’horreur raciste et antisémite, certains ont à nouveau rêvé de se battre ensemble, tous ensemble, nous qu’on avait séparés.

Mais ce sera déranger des intérêts bien installés désormais. Les intérêts des forces et des organisations politiques qui ne vivent que de la division et de la séparation, qui n’ont rien d’autre à proposer que la haine de l’autre en partage.

Le « Deux poids deux mesures » est devenu un business politique. Pas seulement pour Dieudonné, qui ne serait rien sans avoir conquis les esprits avec cette idée que les Juifs seraient une communauté surpuissante , conquérante et heureuse. Pas seulement pour Marine Le Pen, qui entend dénoncer le privilège des « racisés » , sujets de toutes les attentions supposées pendant que le « vrai français » croulerait sous leur invasion organisée. Mais aussi pour toute une partie de la gauche française qui a sombré, de diverses manières, dans la lepénisation des esprits globale, et s’en accommode fort bien.

Houria Bouteldja, quoi qu’elle en dise est une bonne réprésentante de cette gauche là. La porte-parole des Indigènes de la République peut toujours prétendre se distinguer de la « gauche française » : mais au quotidien depuis dix ans, elle passe une bonne partie de sa vie politique dans les meetings de cette gauche dont elle prétend être autonome . Il ne suffit pas d’y jouer le rôle de la « petite voix rebelle » pour faire oublier qu’elle y est à la tribune, applaudie par ses pairs universitaires. Il ne suffit pas de prétendre qu’on est une « bannie » et une « ostracisée » pour tromper celles et ceux qui le sont vraiment : des colloques à l’université de Berkeley aux plateaux de Ce Soir ou Jamais, Houria Bouteldja a la vie ordinaire d’une responsable de gauche radicale, avec ses tribunes médiatiques et politiques régulières ….tant qu’elle reste dans les clous que d’autres ont planté pour elle.

Aujourd’hui, les Indigènes de la gauche radicale antisémite sont là pour dire tout le mal des Juifs que le militant franco-français ne veut pas exprimer en premier. Aussi bien depuis les attentats, on sent évidemment comme un flottement dans la partie de la gauche qui n’a jamais reconnu l’antisémitisme que du bout des lèvres, pour reprendre aussitôt ses diatribes contre le CRIF et l’ « instrumentalisation d’un antisémitisme résiduel ». Cette gauche qui a soutenu Dieudonné très, très tard, cette gauche qui voit des « sionistes » partout, le clame haut et fort, pour ensuite s’étonner qu’on la prenne au mot et qu’on attaque des synagogues ou des commerces Juifs.

Devant tous les morts parce que Juifs, elle s’est sentie obligée de se taire. A regret sans doute. Le temps du silence est désormais terminé , les affaires reprennent. Mais il fallait une pirouette. Et les Indigènes sont là pour la faire : en effet, pour pouvoir à nouveau cracher sur les Juifs et nier l’antisémitisme, le plus confortable est encore d’avoir le prétexte d’un combat contre un autre racisme, et mieux encore d’avoir à portée de main, la virulente diatribe d’une victime de ce racisme.

Tout le monde n’est pas Roland Dumas avec son âge, son prestige et ses réseaux politiques : tout le monde ne peut pas déclarer tranquillement que le gouvernement français est sous influence juive chez Bourdin , un matin, et s’en sortir seulement avec quelques cris d’indignation vite oubliés.

A d’autres il faut des boucliers idéologiques : il faut pouvoir dire « je n’aime pas les Juifs, mais c’est seulement parce qu’ils font du mal aux Arabes, et d’ailleurs ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les premiers concernés par l’islamophobie ».

Voilà c’est fait , les Indigènes de la République, par la voix de leur porte-parole ont pondu la tribune -alibi avec son délicieux parfum de scandale . Voici Houria Bouteldja qui invite à combattre « l’islamophobie et le philosémitisme d’Etat ». Attention, pas le « complot Juif », pas « le gouvernement sous influence juive », on n’est pas chez Soral, on est de « gauche décoloniale », s’il vous plaît.

L’antisémitisme est la mort de la gauche, alors forcément l’antisémitisme de gauche produit des discours totalement incohérents dans leur conclusion : soyons antisémites pour combattre l’antisémitisme, cela ne veut évidemment rien dire.

Et cela ne dit rien à personne, où plutôt les trois quarts du public retiennent la première partie de la phrase pour aller ensuite vers ceux qui en tirent la conclusion logique : c’est la raison pour laquelle aujourd’hui , non seulement les Indigènes de la République, mais toute la gauche radicale antisémite avec eux, ne sont presque rien , numériquement parlant, et voient partir une bonne partie de leurs troupes vers l’extrême-droite antisémite.

Réduits à une posture tragi-comique : sans cesse à répéter diverses versions du fameux « l’antisémitisme est le socialisme des imbéciles », sans jamais réaliser que l’imbécile, c’est surtout celui qui pense pouvoir utiliser l’antisémitisme pour convertir les gens au socialisme.

Malheureusement, cette imbécillité criminelle est un des traits majeurs d’une partie de la gauche européenne et française depuis le 19ème siècle : celle qui a couru après Drumont, celle qui a couru après les fascistes des années 30, à la manière d’un Doriot ou d’un Bergery persuadés qu’il fallait reprendre leurs thèmes pour leur arracher les masses égarées. Celle des staliniens des années 50 et de leurs obsessions criminelles sur le « complot sioniste ». Celles de l’ultra-gauche acoquinée à Faurisson pour « faire tomber le capitalisme » en faisant tomber son « fondement » , le « mythe des chambres à gaz » . Aujourd’hui, à la gauche radicale, on se montre plus fin, on parle de « religion civile de la Shoah ».

Imbécillité criminelle, le mot est fort mais parfaitement adapté à la situation : sans doute, les Indigènes de la République n’en sont-ils pas à souhaiter, que de nouveau, on tire à bout portant sur de jeunes enfants Juifs. Sans doute, Jean-Luc Mélenchon, lorsqu’il parle de « communauté agressive » ne veut-il pas vraiment que l’on assassine de gens dans une épicerie et qu’on en harcèle, et qu’on en tabasse d’autres.

Seulement, quand on appelle à combattre le « philosémitisme » pour combattre l’islamophobie, on appelle à quoi ? Si ce n’est à attaquer les Juifs, pardon, « des » Juifs et « des » « amis des Juifs ».

La vie politique n’est pas un plateau de « Ce Soir ou jamais », ou un colloque universitaire. Ou plutôt elle ne l’est que pour une infime minorité, définie par son statut social, son « identité de classe », comme dit Houria Bouteldja qui ne parle jamais de la sienne. Celle d’une femme qui a bénéficié des combats « antiracistes abstraits », comme elle dit , menés par les générations précédentes issues de l’immigration. Celle d’une femme qui a pu accéder aux protections sociales et aux privilèges que confèrent les études supérieures , une situation professionnelle dans les classes moyennes supérieures, et le statut de personnel de direction politique d’une des organisations de la gauche radicale française.

C’est ce statut qui lui permet de délirer dans une langue choisie sur les Juifs qui sont “une batte de base-ball pour frapper les Noirs et les Arabes”, dans le tract d’un appel à manifester qu’on distribuera gaiement dans les rues de Barbès avant de partir à un colloque à Oslo où ailleurs. Les “jeunes Indigènes” qui prendaient ce tract au sérieux et iraient donc se défendre contre les prétendues “battes de base ball juives”, eux, iront pour des années en prison. Et ce “deux poids deux mesures” là n’est pas celui de la “race”, mais celui de la classe, qui permet aux idéologues de garder leurs mains toujours blanches , même après avoir trempé leur plume dans le sang pour appeler à la haine. Ce “deux poids deux mesures ” là vaut pour Alain Soral comme pour Houria Bouteldja, pour Jean-Marie Le Pen comme pour Dieudonné. Toujours libres de propager la même merde quand d’autres sont morts ou en prison d’y avoir cédé violemment.

C’est aussi ce statut social qui lui permet de proférer des absurdités sur l’abstraction que constituerait la lutte commune contre l’islamophobie et l’antisémitisme.

Dans d’autres parties de la société , cette ligne de lutte est au contraire une évidence pratique trop longtemps délaissée, une nécessité absolue : elle l’est pour la femme voilée qui peut se faire agresser à tout instant comme pour le jeune magasinier Juif qui peut se prendre une balle n’importe quand. Elle l’est pour les éternels sans-voix que sont les prolos qui ne seront jamais invités à un talk show pour contredire un Zemmour, qui nie la responsabilité de l’Etat français dans le génocide commis contre les Juifs et dans le même temps appelle à la guerre civile contre les musulmans. Elle l’est face au terrorisme néo-nazi qui ravage l’Europe en silence. Elle l’est face à un Front National, où voisine l’expression de l’antisémitisme le plus violent avec celle de l’islamophobie la plus décomplexée.

Les Indigènes de la République ont dix ans. 2005, l’année des émeutes dans les quartiers populaires. Un an auparavant, le débat politique avait été phagocyté par une offensive pour interdire d’école une partie des jeunes musulmanes sous prétexte de « laïcité ». C’est dans ces deux années charnières que deux écoles rivales et jumelles ont vraiment émergé à gauche : d’un côté ceux qui ont fait une OPA sur la laïcité en décrétant qu’être laïque aujourd’hui, c’était avant tout passer son temps à chercher de nouvelles mesures propres à exclure les musulmanes de divers secteurs de la vie publique. C’est de cette mouvance là qu’émerge en 2007, le groupe Riposte Laïque , fanatiquement islamophobe et qui va être la matrice idéologique de la récupération par le FN du terme « laïcité ». C’est au même moment, que s’agglomère un autre noyau idéologique, celui d’une gauche prétendûment « anticoloniale » qui va faire de la minorité Juive son obsession et son bouc émissaire . C’est cette gauche là qui propulse Dieudonné sur le devant de la scène politique en en faisant les stars d’une première liste « antisioniste » Europalestine dès 2004 : fort de ce brevet de héros de la cause palestinienne, acquis à peu de frais, Dieudonné ne met que quelques mois à s’afficher ouvertement avec une extrême-droite française dont il répète depuis déjà quelques années les diatribes antisémites.

Dix ans, c’est le temps des bilans : et à part, avoir contribué à constituer la matrice idéologique fasciste , il n’y a pas grand chose à mettre au crédit de ces deux écoles rivales, l’islamophobe et l’antisémite. Le pourrissement des luttes, voilà leur seule victoire : nous sommes en 2015, et il ne se passe pas un mois, sans quel l’on entende parler de tel passage au FN d’un syndicaliste raciste, de telle sortie sur les « pharmaciens Juifs » d’une militante associative.

Pour autant, ni les uns ni les autres ne comptent s’arrêter là : face aux grandes officines fascistes, l’obsession reste de garder quand même sa petite boutique. Et pour que les vaches soient bien gardées, il faut des barbelés autour des prés carrés.

Or une petite inquiétude a saisi les bergers : ces deux derniers mois, timidement, mais sûrement, des gens ont dit « Nous sommes ensemble ». Ensemble dans le chagrin , la peur, l’abattement devant la mort , devant la terreur suscités par des attentats où ont été assassinés des Juifs parce qu’ils étaient Juifs. Ensemble devant la déferlante raciste qui dévaste ce pays depuis si longtemps et qui a amené des enfants de neuf ans au commissariat parce que leurs parents étaient musulmans, donc suspects. Ensemble devant ces mêmes croix gammées qui profanent cimetières et lieux de cultes.

Proclamations timides sur des pancartes faites à la main, fleurs offertes par les uns aux autres, à la sortie d’une synagogue ou d’une mosquée. Deuil et terreur partagées dans ces quartiers populaires dont étaient issus aussi bien le policier abattu devant Charlie Hebdo, dont on apprit ensuite qu’il était musulman, que le jeune vendeur abattu parce que Juif à l’Hypercasher.

Et même dans la gauche radicale, on vit éclore quelques slogans , quelques appels « contre l’antisémitisme et l’islamophobie ». …et tout aussi vite le déchaînement des boutiquiers inquiets, les uns braillant que reconnaître l’islamophobie revenait à se rallier à Daech, les autres hurlant que certes on tuait des Juifs dans ce pays, mais que c’était à cause du « philosémitisme ».

Les uns et les autres se haïssent mais ne peuvent survivre qu’ensemble. Les uns et les autres ont la même rhétorique d’exclusion : purifier le mouvement en en excluant les prétendus « sionistes » ou les prétendus “islamistes”. Les uns ont par le passé osé agresser et insulter des femmes dans des manifestations féministes sous prétexte qu’elles portaient le voile, les autres ont osé exclure des Juifs de manifestations contre des actes antisémites sous prétexte qu’ils étaient du CRIF, alors même que les inscriptions antisémites contre lesquelles la manifestation était organisée visaient le CRIF.

Les uns et les autres assurent leur promotion réciproque et jouent volontiers le spectacle médiatique qu’on leur demande : Houria Bouteldja contre Caroline Fourest Youssef Boussoumah contre Alain Finkielkraut, Christine Delphy contre Annie Sugier, le régal de certains talk-shows à retrouver dès le lendemain sur les sites Fdesouche et Egalité et Réconciliation.

Hurlements de haine ininterrompus, bruit médiatique abrutissant , confortables carrières d’intellectuels polémistes.

Un seul message : ne soyez pas ensemble, restez séparés , nous sommes vos bergers.

Nous ne nous laisserons pas traire, ni dévorer par les loups dont ces gens là n’ont jamais su nous protéger. Soyons ensemble contre l’antisémitisme et l’islamophobie, prenons toute la mesure des oppressions semblables , qui depuis dix ans font peser le même poids dévastateur sur nos vies.

 

Ce texte intégralement reproduit a été initialement publié sur le site http://luftmenschen.over-blog.com

Le pen, Briois, Racheline, Soral et Marc George sont dans un bateau : le front national

Alors que la secte antisémite d’Alain Soral s’impose aujourd’hui comme l’une des principales force d’extrême-droite en France il est bon de s’intéresser à ceux qui ont préparé le terrain à ce gourou et à ses adeptes. Depuis dix ans Soral développe son organisation et encaisse l’argent qu’il pique dans les poches des adeptes de sa secte politique. On pourrait se contenter de dire cela, mais ce serait oublier bien vite le passage de Soral au Front National.

L’association Égalité et Réconciliation a été créé à l’origine par Marc George et Alain Soral. Tout les deux furent membres du comité central du FN. C’est Jean Marie Le Pen qui les nomma tout les deux directement à ces postes. Il quittèrent ensuite le parti pour se consacrer au Parti Anti Sioniste avec Yahia Gouasmi au coté duquel il prirent part à ce fiasco électoral.

Nous avions mis de coté quelques photos de la campagne pour les élections municipales de Hénin-Beaumont en 2008. On y voyait nos deux antisémites distribuer des tracts en compagnie de Marine Le Pen, David Rachline et Steeve Briois (pourtant chantre de la « dédiabolisation » au sein du FN)

Source Le Naufrageur.

Marc George (1) à coté d'Alain Soral (2) et David Rachline (3)

Marc George (1) à coté d’Alain Soral (2) et David Rachline (3)

Marine Le Pen (1), Steeve Briois (2), Alain Soral (3) et Marc George (4)

Marine Le Pen (1), Steeve Briois (2), Alain Soral (3) et Marc George (4)

Du ferme pour Gabriac

Gabriac a été condamné à 2 mois de prison et 4 000 euros d’amende pour avoir organisé une manifestation qui avait été interdite à Paris en septembre 2012.

Dans son jugement, le tribunal correctionnel a notamment estimé que le rôle d’Alexandre Gabriac dans l’organisation de la manifestation était établi par les déclarations « claires et précises » du chef d’état-major de la police et par des messages postés sur internet avant le rassemblement, dont deux par l’intéressé lui-même où il proclamait « la révolution ne se dépose pas en préfecture, à demain » ou « on n’a pas beaucoup d’alternatives sinon d’entrer dans l’illégalité ». Le 24 avril, le tribunal correctionnel de Paris avait déjà condamné à une amende de 5 000 euros le président du groupuscule pétainiste de « L’Oeuvre française » Yvan Benedetti pour avoir participé à cette manifestation.

Alexandre Gabriac, passé par le comité central du front national avant d’en être exclu, a été élu conseiller régional en Rhônes-Alpes.

Il a part la suite mené campagne avec Yvan Benedetti à Vénissieux où ils firent 10% et prirent deux sièges au conseil municipal, mais leur liste fut invalidée.

Ouvertement inspiré du régime fasciste italien, il participe chaque année avec l’organisation dissoute Œuvre française aux célébrations organisées par les disciples de Mussolini.

 

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[FN] Aujourd’hui, le trafiquant d’images pédophiles

Arnaud Couture, affiche de campagne

Arnaud Couture, affiche de campagne

Dans le cadre de ces élections départementales, le front national réserve chaque jour son lot de surprise.

Après les candidats de plus de 95 ans, les candidats à leur insu, les candidats empétrés dans diverses affaires financières, voici aujourd’hui le candidat FN pédophile.

Arnaud Couture candidat front national de Cusset dans l’Allier, a été mis en examen le 6 mars pour “enregistrement, détention et diffusion d’images à caractère pédopornographique“. Rien que ça.

Ce dernier a annoncé qu’il quittait ses fonctions au sein du parti ainsi que son mandat de conseiller municipal.

Un candidat du Front National aux prochaines élections départementales dans l’Allier a été mis en examen le 6 mars 2015, selon une information confirmée par le parquet de Cusset. Arnaud Couture a été mis en examen pour “enregistrement, détention et diffusion d’images à caractère pédopornographique” et placé sous contrôle judiciaire. Le procureur n’a pas dévoilé d’autres informations contenues dans le dossier, l’instruction étant en cours.

Source.

Arnaud Couture et Julien Rochedy devant la permanence FN de Cusset (capture site FN)

capture site FN

Les néo-nazis picards interpellés étaient des disciples de Serge Ayoub

Troisième Voie le groupe dissous de Serge Ayoub

La bande de néo-nazis picards interpellés étaient des disciples de Serge Ayoub et fréquentaient son bar. Ils cotoyaient également Estéban Morillo, lui-même originaire de l’Aisne.

Présenté comme le chef du groupe WWK (white wolfs klan, le clan des loups blancs), Jérémy Mourain est réputé pour sa violence. Il a déjà été condamné pour une série d’actes racistes ou non.

Le WWK était structuré comme une association, les postulants étaient soumis à un rituel afin de pouvoir intégrer le groupe.

Interrogé par le Figaro, Serge Ayoub prend ses distances avec le groupe qui a été écarté de sa structure selon lui.

Le même article nous apprend que Jérémy Mourain le leader du “Clan des loups blancs”  aurait fréquenté un club de motard de Reims.

Il y a deux mois non loin de là, c’était Claude Hermant qui était inquiété pour trafic d’armes, cependant selon une “source proche de l’enquête” les deux affaires ne sont pas liées.

 

Le QG de ce groupe nationaliste picard, c’était le bar le Local, situé rue de Javel dans le XVe à paris. Ils y étaient tous les week-ends. Cet établissement était connu pour être le lieu de rassemblement des plus extrémistes de droite, ceux du mouvement Troisième voie, qui a été dissous après la mort de Clément Méric, militant antifasciste, au cours d’une rixe. Le suspect principal, Estaban Morillo, a grandi dans l’Aisne. Après les seize interpellations qui ont eu lieu dans le secteur de Ham (Somme), Chauny (Aisne) et Compiègne (Oise) lundi matin, les auditions se poursuivent en garde à vue. Et selon nos informations, au moins l’un des suspects ferait figure de meneur. Il s’agit de Jérémy Mourain.

Cet habitant de Ham, âgé 25 ans, était membre de Troisième voie avec au moins des connaissances communes avec Morillo. Il serait l’un des créateurs d’un mouvement de l’utra-droite, davantage local : WWK (white wolfs klan, le clan des loups blancs).

Depuis lundi, les gendarmes, qui enquêtaient sur cette bande nationaliste depuis de longs mois, entendent les suspects pour qu’ils s’expliquent sur toute une série de faits. Le plus grave est une tentative d’homicide qui aurait été commise à Valenciennes (Nord) en 2013 ou 2014. Il est question aussi de faire la lumière sur beaucoup de faits de violences, y compris entre membres du WWF. Celui-ci aurait été lynché pour avoir eu l’intention de quitter le clan, cet autre pour ne pas qu’il « balance » tout ce qu’il savait sur les agissements de la bande…

Car c’est d’un clan très bien organisé qu’il s’agit. Il a été créé sur le modèle d’une association, avec un président, un secrétaire, un trésorier, etc. Pour y entrer, il faut être « prospect », à savoir, faire ses preuves. Et les postulants doivent ainsi commettre des délits, toujours humiliants, que ce soit pour la victime ou pour l’auteur. Si le ticket d’entrée est validé, il faut régler une cotisation de 20 euros par mois. Signe distinctif des membres : une brûlure à la main, en forme de croix, et, bien sûr, une tenue vestimentaire particulière.

 

Lors des perquisitions, de nombreuses armes ont été retrouvées : un fusil à pompe, un fusil à canon scié, des poings américains, un couteau à quatre branches, mais aussi une chaîne métallique.

Lire l’article complet.

3ème Voie à la manifestation nationaliste du 9 mai 2012 (Reflexes)

3ème Voie à la manifestation nationaliste du 9 mai 2012 (Reflexes)

 

Serge Ayoub et les JNR.

Serge Ayoub et les JNR.

[Picardie] Des membres de 3ème voie en garde à vue pour tentative d’homicide

Un important dispositif de gendarmerie a été mis en place, lundi matin, à l’aube pour interpeller seize suspects dans les trois départements picards. Des interventions ont eu lieu notamment à Ham, Compiègne et Chauny. Avec cette opération, les autorités ont opéré un gros coup de filet dans le milieu de l’ultra-droite picarde.


L’enquête a commencé en mai 2014, menée sous commission rogatoire d’un juge d’instruction amiénois. Les militaires de la section de recherches d’Amiens auraient mené les investigations qui ont permis l’arrestation des suspects.

La justice les soupçonne d’avoir pris part à toute une série de faits. Le plus grave est une tentative d’homicide, sur laquelle aucun détail n’a été communiqué. Les services de gendarmerie refusent pour l’heure de fournir des informations.

Selon le procureur de la République d’Amiens, les jeunes gens, âgés de 20 à 40 ans, doivent également s’expliquer sur des faits de violences, de vols, d’association de malfaiteurs, de trafic de drogue, d’incendies volontaires, mais aussi de reconstitution de groupes de combat. Le parquet viserait avec ce dernier chef d’inculpation la résurgence du mouvement d’ultra-droite Troisième voie.

 

Lire l’article complet.

 

A lire également sur le sujet : Arrestations dans le milieu de l’ultra-droite en Picardie

 

Seize anciens membres de Troisième voie, groupuscule d’extrême droite dissous en juillet 2013 par le gouvernement, ont été interpellés ce lundi 9 mars dans la région.
Placés en garde à vue, ils sont entendus pour des faits commis dans la Somme entre 2012 et 2015 : recel de stupéfiants, tentative d’homicide, violence aggravée, incendie volontaire et reconstitution de groupes de combat.

Que sont-ils devenus ? Yann Tran Long à Heroic Land

EDIT :

Suite à des menaces de la part de M. Jean-François Thibous, la capture d’écran de la présentation de l’équipe du projet Heroic Land faite sur leur site a été retirée.

Cette équipe dont Jean-François Thibous est à la tête, comprend bien sous le titre “Masterplan” Yann Tran Long et sa société Loftus overseas est mentionnée.

Depuis la parution de ce billet, le journal de Calais “Le Rusé” n°278 a montré que 665 000€ de fonds publics ont déjà été engouffrés pour rien et disparus vers Hong Kong.

Des éléments supplémentaires ont été ajoutés à la fin de ce billet.

 

Yann Tran Long, ancient militant de la FANE a fait du chemin.

Actuellement promoteur du projet de parc d’attraction Heroic Land à Calais, son passé refait surface et a été évoqué au cours des débats qui animent les protagonistes de l’opération, élus locaux et membres de la communauté d’agglomération du calaisis.
Natacha Bouchart, la maire de Calais est enthousiaste.

Dans un autre article de la presse locale, l’associé de Yann Tran Long qui défendait le projet au sein d’un conseil municipal et tentait de brouiller les pistes, présentait son ami de la façon suivante :

“Une confusion a été faite par un journaliste entre Yann Tran Long et son frère, Minh.”

Jacky Hénin, élu PCF local inquiet de la viabilité du projet, a fait part de ses interrogations tant sur la fiabilité commerciale que morale du patron de Loftus Overseas.

 

Capture de l'article de Nord Littoral.

Capture de l’article de Nord Littoral

Certes, il y a bel et bien eu des articles publiés par la presse qui confondaient les deux frères. Cependant, l’appartenance et le parcours de Yann à la FANE est un fait qui ne relève d’aucune confusion. En se penchant un peu sur le sujet, on retrouve assez facilement des éléments irréfutables.

Courant 1980 il est  par exemple mis en cause par la justice lors d’une vague de ratonnades et d’attentats racistes perpetrés par la FANE.

yann tran long et la FANE

Yann Tran Long et la FANE

yann tran long et la FANE (2)

Yann Tran Long et la FANE (2)

 

il reste fidèle à ses attaches à l’extrême droite et son implantation à Hong Kong ne masque pas totalement ses liens et ses activités au sein de la fachosphère française. Comme son frêre il est entrepreneur, fait aussi de la communication et a monté plusieurs sociétés.

Une campagne étrange de levée de fonds a été repérée par un blog autour de la communauté virtuelle des proches de l’armée. Ce site a débusqué sans trop le comprendre Antonia Soton et Yann Tran Long. (Voir ici et ).

Derrière les sites utilisés pour cette campagne, unpaquetdegauloises.com et irtidad.com, on retrouve Yann et sa société Dark Océan Consulting.

Dark Océan Consulting étant la structure dont se sert Yann Tran Long pour enregistrer ses noms de domaine, et c’est donc également le cas pour sa société LOFTUS et son site loftusoverseas.com

unpaquetdegauloises.com et irtidad.com étaient les supports de campagnes pathétiques dont les objets étaient respectivement le lobbying pour inciter à un putsch au sein de l’armée et l’incitation à se convertir au christianisme à destination des musulmans.

Le tout était piloté entre Yann et Antonia Soton via l’association dissoute “Veni sancte spiritu” dont Benoît Rigolot était le trésorier. Antonia Soton est militante FN, proche de la famille Le pen, ses liens et son passé sulfureux ont été dernièrement évoqués par Mediapart (Du GRECE au GUD: la galaxie radicale de Marion Maréchal-Le Pen).

Sa femme, Antonia Soton, milite elle aussi pour Marion Maréchal. « Elle monte quelques permanences, je la croise au détour de réunions », confirme Rémy Rayé. « Antonia, c’est le troisième cercle », minimise Maxime Ango-Bonnefon. « Je ne travaille pas politiquement avec elle, j’ai très peu de relations avec elle », affirme Marion Maréchal. Il faut dire que le CV d’Antonia Soton est difficile à assumer : elle a successivement milité au Parti des forces nouvelles (PFN), au GUD, puis dans le groupe Tran Long.

Elle a surtout été citée dans l’affaire Dulcie September, cette représentante du Congrès national africain (ANC) en France, assassinée en 1988. À l’époque compagne de l’ancien chef du GUD et mercenaire Richard Rouget, Soton a expliqué à un journaliste l’avoir aidé à surveiller des militants de l’ANC.

Aujourd’hui, le GUD est toujours présent chez Antonia Soton : sur son Facebook, où elle affiche l’emblème ; dans les « dîners celtiques » auxquels elle participe ; et à travers les anciens gudards qu’elle fréquente (Frédéric Chatillon, vieil ami de Marine Le Pen ; Marie-Dominique Klein, dont le fils, Édouard Klein, a relancé le GUD en 2010). Elle côtoie parallèlement toute une galaxie catholique traditionaliste, à travers l’institution Saint-Louis, où elle enseigne. Elle conserve des liens étroits avec Yann Tran Long,( voir précision en haut de cet article) avec qui elle a créé en 2012 « Veni Sancte Spiritus », une association catholique traditionaliste où l’on retrouve au poste de trésorier Benoît Rigolot, l’expert-comptable qui a contrôlé les comptes du micro-parti de Marine Le Pen.

LOFTUS, dont on peut trouver une présentation faite par son fondateur sur ce site, revendique une expérience singulière en matière de partenariat dans la conception de parc d’attraction.

Yann Tran Long :
LOFTUS est une société d’ingénierie au sens large. Nous servons les parcs à thèmes et les musées grâce à des outils de simulation et de masterplan : la simulation 3D temps réel est associée au marché, c’est-à-dire que nous sommes capables d’étudier les flux de visiteurs dans l’espace qui constitue le centre de divertissement à concevoir, et ainsi adapter chaque allée, chaque bâtiment au comportement des visiteurs. Les logiciels que nous utilisons ont à l’origine des applications militaires.

Un projet porté par la société en … Syrie, avait fait l’objet d’un article assez acide de la part du site Vice.

Hé les Syriens, vous voulez vous marrer ? J’ai la réponse : Disneyland. C’est pas parce que le gouvernement vous a opprimés pendant des années, que votre pays ne se relèvera pas de sitôt et que votre maison brûle que vous ne pouvez pas faire une photo entre Raiponce et Mickey avant de vous payer une drôle de frayeur dans Frontierland. Pas vrai ?

Tout comme moi, Tarif al-Akhras, un homme d’affaires syrien, a eu l’idée d’ériger le château de La Belle au Bois dormant en plein milieu de ce pays en juillet 2010. Sa société a signé un accord avec une entreprise française, LOFTUS, pour construire un monde Disney à l’intérieur de Transmall, un centre commercial géant près de Homs. Ç’aurait pu marcher mais on ne le saura peut-être jamais parce que huit mois plus tard, des manifestations anti-Assad ont éclaté à Deraa, et le site destiné à abriter L’Endroit le plus joyeux du monde est maintenant un champ de guerre.

Comme son frêre autour de David Racheline, Yann Tran Long continue à faire du business avec les militants nationalistes qu’il a cotoyé dans son parcours et qui constituent encore une partie de la colonne vértébrale du Front National.

Au delà de l’engagement militant de Yann Tran Long, le projet de parc Heroic Land à Calais fait l’objet de critiques de points de vue technique et commercial, le suivi de son évolution promet d’être intéressant.

Un nouveau projet de parc d’attractions à… by lavoixdunord
En 1994, Ange-Félix Patassé s’était associé dans l’Omnium des minéraux d’Afrique centrale (Omac), à des militants français d’extrême droite dont Yann Tran Long, aventurier d’origine vietnamienne passionné d’armes et de pierres précieuses qui, auparavant, avait roulé sa bosse en Birmanie et en Croatie comme mercenaire dit un autre article.

Appointé «conseiller» à la présidence à Bangui, il avait pris d’importants lots de diamants pour environ 20 millions de francs et s’est enfui lors des mutineries le 2 décembre 1996 les poches pleines dit le journaliste qui n’a jamais été inquiété en diffamation.

Source.

En consultant les statuts de cette société OMAC accessible sur Infogreffe, on découvre que Yann Tran Long y était actionnaire avec le Président et une certaine Ghislaine Allard très intégrée dans les milieux de la droite la plus dure et mère d’un militant d’extrême droite radical, ancien de la FANE, Eric Mine.

 

Le documentaire suivant initialement diffusé sur Arte revient sur l’histoire de la F.A.N.E. (Fédération d’action nationale et européenne).

 

Ventes pyramidales, produits bioniques, du Kremlin au FPÖ autrichien

Aquabionica

Le site Le Naufrageur vient de publier un dossier assez dense qui met en lumière des liens bien étranges entre des lobbyistes russes et des membres du parti autrichien d’extrême droite FPO.

Ces liens apparaissent dans un contexte impliquant de la vente pyramidale de produits relevant de l’arnaque pour gogos mais l’intérêt de ce dossier va au-delà de ces éléments.

Lire le dossier complet.

 

Et si on vous disait qu’une membre du FPÖ était à la fois à la tête d’une agence fédérale autrichienne de technologie sécuritaire, collaboratrice privilégiée de la Chambre de Commerce Autrichienne, et la grande amie de milliardaires et de personnalités d’extrême-droite russes ? Si on y ajoutait le fait que l’une des cadres responsables de cette agence était également directrice d’une institution de lobbying russe à Vienne. Vous y croiriez ?

Si on vous dit que cette intrigue se déroule sur fond de guerre de l’information menée par Moscou. Que derrière tout cela il y a une étrange escroquerie. Des ventes pyramidales de « Produits Bioniques » et de « Produits innovants nano-technologiques développés en collaboration avec la nature » à destination des pays de l’Est. C’est fou non ?

[Béziers] Robert Ménard refait la guerre d’Algérie

rue du 19 mars 1962

Le 14 mars à Béziers se tiendra une cérémonie où, à l’initiative de Robert Ménard, la rue du 19 mars 1962 sera débaptisée.

Pour la rue dédiée à la fin des combats en Alérie, le maire a choisi d’utiliser le nom du “commandant Hélie de saint Marc” un ancien de l’OAS.

L’évènement est loin de faire l’unanimité sur place et un mouvement de protestation s’organise. Annoncé dans le journal d’extrême droite Rivarol de Jérome Bourbon, il réunira sans doute des cadres de la fachosphère pour l’occasion.

 

Extrait du journal d'extrême droite RIVAROL

Extrait du journal d’extrême droite RIVAROL

 

19-mars-1962-midi-algerie

 

Un recours “en excès de pouvoir” visant le maire a été enregistré, ce mardi 24 février, par le tribunal administratif de Montpellier.