[Fachopédia] Que sont-ils devenus ? L’ex lieutenant colonel Michel Castillon

Militaire de carrière, Michel Castillon a pris part au fiasco de l’aventure de Bruno Mégret à Vitrolles dans les années 90.

Il fut au coeur d’un petit scandale déclenché par le journal Libération qui poussa l’armée à se passer des services de ce retraité du renseignement réserviste militant FN.

Il n’était pas insensible aux charmes de l’Action Française puisqu’il était souscripteur de son journal, on peut également trouver sa trace lors d’un hommage à l’OAS en 2008.

Plus tout jeune, il n’a pas renoncé au militantisme puisqu’on le retrouve à l’heure actuelle investit dans la vie de l’association qui gère la Domus Europa, la propriété provençale du G.R.E.C.E. route de Roquefavour à VENTABREN. Bien que l’association qui gère le domaine fasse profil bas et mise sur une intégration dans le tissu local en accueillant des évènements sans connotation politique particulière, celui-ci n’en reste pas moins une base d’assise pour le courant “néo-païen eurasiste identitaire”.

Organisation de conférences sur des thèmes gravitant autour des croyances forgées par les identitaires, base pour Europe Jeunesse, la Domus Europa est un lieu important pour l’artisocratie paganiste néo-droitière.

Petit rappel historique :

Adjoint Front national à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), où il est en  charge de la sécurité, le colonel de réserve Michel Castillon donnait depuis plusieurs années des cours d’anglais à l’Ecole militaire à Paris, aux élèves officiers du cours supérieur d’état-major (CESM), année préparatoire du collège interarmées de défense. Révélée par Libération le 18 septembre, cette information a fait du bruit dans les rangs de la «grande muette». Curieusement, on prétendait ne pas y connaître l’engagement politique de l’élu lepéniste. Dès la fin de la semaine dernière, le ministère de la Défense a donc décidé de se passer des services du colonel Castillon qui, vacataire, dispensait trois heures de cours par semaine pour lesquels il était rémunéré 250 francs de l’heure.

«Une affaire scandaleuse», s’est insurgé hier, au cours d’une conférence de presse, Bruno Mégret, porte-parole de la municipalité de Vitrolles, que dirige son épouse. «Sa situation était légale et parfaitement connue de la hiérarchie militaire», a ajouté le délégué général du FN qui a prétendu que le ministre PS de la Défense, Alain Richard, aurait même «décerné un témoignage de satisfaction» au colonel Castillon le 30 juin dernier. Indigné par cette «chasse aux sorcières», Bruno Mégret a indiqué que le parti d’extrême droite allait lancer «une campagne pour que l’armée conserve sa neutralité politique». Il a également précisé que le colonel Castillon allait attaquer en justice Alain Richard pour «non-respect de la neutralité républicaine» à l’armée.

L’armée se débarrasse d’un prof d’anglais encombrant (1997)

A lire également : Vitrolles aux mains du FN? Le feuilleton d’une élection (5). Sécuritaires contre sécuritaires. (1997)

Sa participation à l’époque de Vitrolles est évoquée dans l’histoire secrète du front national de Renaud Dély :

Michel Castillon

Après scandales et condamnations, Bruno Mégret se mis au vert deux ans en Autralie, il revint en 2011 en France.

Depuis, à Vitrolles, c’est Marcel Ydé, passé des opérations tchadiennes au business international dans la high-tech (sic), qui repris la franchise FN.

Marcel Ydé, photo de propagande de son parti.

Marcel Ydé, photo de propagande de son parti.

A voir, diaporama : Quatre dénnies de front national.

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