[Sarre-Union] Pierre B profanateur antifa, t’es sûr ?

Capture site fdesouche

La fachosphère est en émoi, selon Le monde le meneur de la bande qui a saccagé le cimetière juif de Sarre-Union serait un “antifa”.

La source du Monde, ce sont les déclarations d’un lycéen, G.W., inutile de préciser son nom ici.

Toutefois, celui qui prépare un CAP d’agent de sécurité, affichait, selon Gaëtan, une certaine hostilité envers le parti de Marine Le Pen. «On ne parlait pas politique mais si on évoquait le Front national, il se mettait sur deux pattes arrière et se mettait à grogner», raconte-t-il. D’après lui, Pierre portait des slogans antifascistes sur ses vêtements, «prétendait se battre contre le fascisme et était très remonté contre la police. Il traitait les policiers et les militaires de fascistes, avec une hargne qui me mettait mal à l’aise», poursuit-il, en précisant que la bande de copains était «fan de metal» et «se tenait un peu à part, à cause de ce centre d’intérêt».

Bien entendu, c’est cet article et ces propos qui ont été retenus par fdsouche pour les monter en épingle.

Pourtant, sans chercher vraiment, on trouve d’autres témoignages de lycéens qui déclarent exactement le contraire.

Si personne au lycée n’a rien vu venir pour quatre des suspects, le passage à l’acte du cinquième surprendrait moins. Habitant de Sarre-Union mais élève en terminale à Sarrebourg, P. est désigné comme le meneur : “C’est quelqu’un qui arrive à manipuler les autres.”
Dixit Océane, brunette qu’on devine coquette malgré la grosse doudoune qui la protège du froid. Elle et Marina assurent avoir déjà entendu P. tenir des propos racistes.
Selon les adolescentes, P. se laissait aller sur les réseaux sociaux. Il y aurait aussi lancé le mardi 10 février un appel proposant d’aller visiter des lieux abandonnés, information également relayée par les “Dernières nouvelles d’Alsace”. Et puis, vendredi 13 février, au lendemain de la profanation du cimetière, il serait venu voir ses copains de Sarre-Union. Devant eux, il aurait brûlé une feuille de papier en s’exclamant : “Ah ah, des juifs”. P. “savait très bien ce qu’il faisait”, confie une élève.

Les éléments évoqués par Dernières Nouvelles d’Alsace lèvent par contre toute ambiguïté, dur de ne pas y voir une contradiction avec un antifascisme éventuellement revendiqué.

Les jeunes ont notamment fait des saluts nazis, craché sur une étoile de David, proféré “Sieg Heil” , proféré des “sale juif” et “sale race”. C’est ce qui ressort des auditions. Certains ont admis avoir “uriné sur des tombes”

 

Bref, à moins d’être un propagandiste patenté, dur d’affirmer selon les maigres éléments ayant filtré dans les médias que le profanateur principal du cimetière juif de Sarre-Union est antifa.

[Calais] Les fréres Speelman condamnés pour une chasse aux migrants

Les frères Speelman, originaire de Boulogne et Wimereux et jugés hier au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer pour avoir blessé deux migrants en leur tirant dessus avec un fusil à billes mercredi à Calais, ont écopé de 8 mois et 10 mois de prison ferme. Tony Speelman, récidiviste au casier judiciaire bien chargé, a quitté l’audience entravé pour rejoindre une cellule de détention.


Ils ne s’en sont « pas pris aux migrants », tentent-ils de faire croire au tribunal, décrivant tantôt « une bêtise », puis insistant qu’ils voulaient seulement « essayer » l’arme fraîchement achetée.


Mercredi, un Iranien et un Afghan sont donc blessés par des tirs de fusil à billes, à proximité d’un camp de migrants.

 

Lire l’intégralité de l’article.

David Speelman

David Speelman

Tony Speelman, un homme apaisé

Tony Speelman, un homme apaisé.

Claude Hermant, brave type qui fait des frites à Lille : interview de 2001

Fin Janvier, Claude Hermant, une figure de l’extrême droite lilloise a été arrêté dans le cadre d’un trafic d’armes.

L’individu était malheureusement bien connu des antifascistes locaux qui s’alarmaient de sa proximité avec la police locale et d’une certaine impunité dont il semblait jouir vis à vis de celle-ci, extrait :

Les dernières nouvelles divulguées par la presse quotidienne régionale nous informe que Claude Hermant, sa compagne et un troisième homme sont désormais en détention provisoire. Le 3ème homme serait semble t’il un des assaillants du bar gay le vice-versa, bar qui avait subi une violente agression homophobe en 2013, en marge d’une manifestation contre mariage pour tous. Il pourrait donc s’agir de Flavien Metgy, employé lui aussi de la Frite Rit, ancien membre du groupuscule fasciste Troisième Voie (dissout suite à la mort de notre camarade Clément Méric) et leader identitaire local.
Nous relayons ici le texte du collectif Pour la fermeture de La Frite Rit, né fin octobre suite aux affrontements qui avaient eu lieu rue Solférino et lors desquels les présumés trafiquants d’armes avaient notamment usé de flashball en pleine rue à heure grande affluence :

Lire la suite.

Ancien membre du DPS, le service de sécurité du Front national, Claude Hermant a participé à des opérations barbouzardes en Afrique dans les années 1990 sous la conduite de Bernard Courcelle, ancien patron du DPS.

En 2001 il donne une interview au journal Libération où il raconte cet épisode. Certes, on se doute qu’il a du enjoliver sur certains aspects du récit mais il n’en reste pas moins assez instructif.

A l’époque, Bruno Gollnisch réagit aussitôt en traitant Hermant de mythomane et en réfutant tout en bloc.

Claude Hermant

Claude Hermant

INTERVIEW

En mars 1999, Claude Hermant fait partie d’un groupe de mercenaires qui a été envoyé au Congo, sur ordre de Bernard Courcelle, l’ancien chef du service d’ordre du Front national, Département Protection et Sécurité, DPS. Il a été arrêté deux mois plus tard, et condamné, fin 1999, pour un complot qui était en réalité fomenté par le pouvoir.

Etait-il courant que des membres du DPS soient enrôlés pour des missions de ce genre?

J’ai commencé à travailler pour le DPS en 1994. Le rôle officiel du DPS est d’assurer la protection des meetings, des permanences, des défilés. Ou la protection rapprochée des cadres du Front. Mais, en 1997, j’ai été contacté par Bernard Courcelle pour faire partie d’une structure spéciale. C’était un groupe composé de 30 à 60 personnes, chargé d’opérations clandestines en France ou à l’étranger à la demande de pays alliés. Les membres de ce groupe spécial sont appelés les «fantômes». Ils ont tous une formation militaire ou paramilitaire.

De quel genre d’opération s’agit-il?

En 1997, j’ai suivi une formation de 90 jours au siège du Front national. Ces cours, très techniques, nous étaient donnés par d’anciens fonctionnaires du renseignement. Ils portaient notamment sur l’infiltration et la manipulation de foule. Après cette formation, il m’a été demandé d’infiltrer des organisations telles que Ras l’Front dans le Nord. Il s’agissait d’être informé et de prévenir les actions de contre-manifestation lors de nos meetings. J’ai recruté moi-même des membres du DPS pour cette mission. Au plan national, Ras l’Front, Sos Racisme et Act Up étaient nos priorités pour l’infiltration. Je sais qu’une infiltration a été possible au siège national de Sos Racisme. C’est du renseignement. C’est malsain. Le second type de mission demandé aux «fantômes» consiste à organiser la déstabilisation de certains quartiers ou des villes qui ne sont pas acquises aux idées du Front. Là encore, il faut infiltrer. Prendre contact avec des bandes. Inciter à la violence ou à la rébellion. Fournir la logistique dans des quartiers sensibles pour donner aux jeunes la possibilité de s’exprimer par la violence. Dans un quartier, si vous mettez le feu à une voiture, dans l’heure qui suit, neuf fois sur dix vous en avez quinze autres qui brûlent.

Est-ce que ça vous paraît correspondre au discours du Front national?

Non, mais en faisant avancer l’insécurité vous faites progresser l’électorat du Front. Si l’insécurité gagne le coeur des Français, le Front peut être là avec ses solutions.

Quand avez-vous été chargé de ce type d’opération?

Après avoir effectué ma formation. Nous étions chargés de constituer, chacun, une équipe. Dès lors, Bernard Courcelle nous donnait les missions. C’était géré au niveau national. Les quartiers favorables au Front ne sont pas concernés. Par contre, on va nous demander de mettre la pression sur les quartiers ou les villes où le Front fait de trop faibles scores.

Comment s’organisent concrètement les contacts entre les membres de ce groupe?

Nous ne sommes plus sous les ordres de nos responsables départementaux, et nous prenons nos ordres directement de Bernard Courcelle. C’est une structure à part. Entièrement auto financée par Courcelle. Les «fantômes» sont autonomes financièrement. Ils reçoivent un salaire en liquide, des faux papiers et tous les moyens nécessaires à leurs opérations. Quand vous avez des besoins spécifiques, on vous les donne. Pour payer un jeune pour mettre le bordel dans les quartiers, pour avoir les moyens de se déplacer, de louer une chambre d’hôtel. Les «fantômes» sont en autarcie complète. Ils font leurs deman des à travers ce qu’on appelle des «boîtes aux lettres». En l’occurrence, il s’agit d’une permanence téléphonique assurée, pendant une heure, une fois par semaine, dans une cabine publique.

D’autres missions plus violentes vous ont-elles été demandées?

Lors de certaines réunions, j’ai entendu parler d’attentats à l’explosif sur la région de Nice. De missions de surveillance ou d’écoutes de membres de l’opposition ou d’élus dans certaines villes. Mais aussi de surveillances demandées par des autorités étrangères amies, com me le Congo.
D’où provenait à votre avis l’argent de ces opérations?

Les opérations étaient entièrement financées, si ce n’est par le Front, en tout cas par Bernard Courcelle au moyen de contrats de sécurité à l’étranger, du mercenariat ou du trafic d’armes.

En 1996, Bernard Courcelle a été mis en cause avec le trafiquant belge Marti Cappiau, pour une vente d’armes litigieuse aux forces tchétchè nes.

Qu’avez-vous su de cette opération?

M. Courcelle a proposé aux Tchétchènes de leur fournir des instructeurs et des armes. Il a demandé à Marti Cappiau d’ouvrir des comptes en banque, et les Tchétchènes ont fait un premier versement d’un million de dollars. Ils ont demandé un matériel spécifique, assez récent comme des Kalachnikov AK-74, que Bernard Courcelle était capable de vendre sous 24 heu res. Mais, à ma connaissance, on leur a fourni des armes datant de l’après-guerre, des AK-47. Les Tchétchènes ont demandé réparation. M. Courcelle a toujours les Tchétchènes derrière lui, pour payer sa dette.

Qu’est-ce que l’ex-DPS venait faire, en mars 1999, dans une fausse tentative de putsch au Congo?

Le DPS a été très présent en Afrique, ces quatre dernières années. En 1997, on avait déjà des membres du DPS engagés dans le soutien à Mobutu au Zaïre. Au Congo, quand Denis Sassou N’Guesso a repris le pouvoir, il a été proposé à Bernard Courcelle d’ouvrir une entreprise de sécurité à Pointe-Noire pour récupérer les «Cobras» revenant du front et les former au renseignement et aux combats de ville. Les instructeurs étaient membres du DPS. En 1999, Bernard Courcelle a vu l’opportunité de rendre un nouveau service au pouvoir. Marti Cappiau, son associé dans l’affaire tchétchène, avait vendu des armes au précédent président, Pascal Lissouba ­ renversé en 1997. Il rencontrait régulièrement des membres de l’opposition. Moyennant finances, et à travers moi, Courcelle lui a demandé de faire croire à l’opposition qu’il venait de décrocher un contrat de sécurité auprès du Président, et qu’il était possible de le faire assassiner. Quand nous sommes partis au Congo, plusieurs responsables militaires de l’opposition étaient persuadés que leurs hommes étaient en place là-bas. C’est ce qu’on appelle une intoxication. Le ministre de l’Intérieur Pierre Oba en était informé.

Dans ce cas, pourquoi avez-vous été incarcéré?

J’ai recruté moi-même les membres de l’équipe, au sein du DPS. Nous avons effectué des missions d’encadrement militaire sur Pointe-Noire et Brazzaville, jusqu’au mois de mai. Nous avons continué à faire croire à l’opposition que nous étions en mesure d’effectuer un coup d’Etat. Tous les soirs, je téléphonais en ce sens à Paris. Ces appels étaient enregistrés par moi-même et l’un des responsables de la sécurité présidentielle. Courcelle et Marti Cappiau avaient fait venir trois hommes qui n’étaient pas dans le secret, et qui ont été arrêtés dès le 29 mars. L’idée du ministre de l’Intérieur Pierre Oba était d’en faire les responsables du faux coup d’Etat, de les faire abattre sur une tentative d’évasion. Je me suis opposé à cette exécution. C’est pourquoi j’ai été moi aussi arrêté le 17 mai. Je me suis retrouvé accusé comme les autres de complot. Je n’ai évidemment pas baigné dans un réel projet de coup d’Etat. Pendant trois semaines, j’ai formé des Saspen (Service d’actions spéciales de la police nationale) aux combats de ville. Avec d’autres DPS, nous avons aussi participé à des opérations de police.

Dans quelles conditions avez-vous été graciés?

Nous étions quatre emprisonnés, et nous avons réussi à nous évader des locaux de la sûreté congolaise, le 5 juin 1999. Nous avons rejoint l’ambassade de France, qui nous a remis aux autorités six jours plus tard. Mais les Congolais ont cherché un compromis pour obtenir notre silence. J’ai écrit au président Denis Sassou N’Guesso pour lui expliquer que j’avais travaillé dans cette affaire à la demande du ministre de l’Intérieur, pour infiltrer l’opposition et mettre un coup d’arrêt à la déstabilisation du pays. Nous avons été graciés au lendemain de notre condamnation. Mais l’ancien président Pascal Lissouba et son ministre de finances Moungounga N’Guila ont été condamnés à vingt ans de prison par contumace.

Avez-vous été dans la confidence d’autres opérations à caractère international ?

D’abord l’ex-Zaïre. Lorsque Mobutu a été rapatrié en France, c’est avec l’aide du DPS. Nous avons eu le projet de l’aider à reconquérir le pouvoir. Militairement, il s’agissait d’utiliser deux planeurs pour bombarder la résidence de Kabila. Ils devaient porter chacun une bombe de 250 kilos, afin de percer le plafond blindé de la résidence. L’opération, qui devait démarrer de Brazzaville, a été annulée sur intervention de Denis Sassou N’Guesso.Ensuite, il y a eu le Niger. C’était un projet d’assassinat du président Ibrahim Baré Maïnassara. Nous devions monter un projet de formation de la garde présidentielle, et profiter de cette posi tion pour le faire exécuter. Finalement, le contrat nigérien n’a pas été signé: nous sommes partis au Congo. Mais j’ai appris là-bas l’exécution du président nigérien par des membres de sa garde personnelle.

Avez-vous eu connaissance de missions de ce type sur le territoire français?

Fin 1998, le ministre de l’Intérieur congolais Pierre Oba a demandé à Courcelle de surveiller l’ancien ministre Moungounga N’Guila. Oba le soupçonnait d’être le bailleur de fonds du soulèvement. M. N’Guila vit dans la région parisienne. La mission nous a été confiée par Courcelle. Avec d’autres DPS, nous avons monté notre planque, dans un bosquet. Equipés de jumelles le jour, et de lunettes infrarouges, la nuit. On arrivait au matin, vers 6 heures, et on repartait vers minuit. Cette mission a duré trois mois, de décembre 1998 à mars 1999. Je me suis alors aperçu que la surveillance avait pour but la préparation d’un attentat. Courcelle avait réuni les conditions et le matériel nécessaires: deux pains de 250 grammes de plastic et un dispositif de traction qui devait être posé sur la roue de la voiture de M. N’Guila. Tout ceci a été préparé dans une ferme prêtée pour l’occasion par un mem bre de la famille de Courcelle. A aucun moment durant cette période, je n’ai été mis au courant d’un projet d’attentat sur le territoire français. Je me suis violemment opposé à cette action. Devant ma désapprobation totale, le projet a été annulé in extremis. Je me tiens prêt à témoigner devant la justice sur cette affaire, comme sur les autres d’ailleurs.

Karl Laske, Libération, 2001.

Claude Hermant manipulant une arme dans un reportage sur les survivalistes.

Claude Hermant manipulant une arme dans un reportage sur les survivalistes.

[Toulouse] Le visage des identitaires en 2015

Adrien Dominguez

Adrien Dominguez

Depuis les évènements de 2012 où un étudiant avait été gravement blessé, le bloc identitaire s’efforce de lisser son image sur Toulouse. On pourra relire cet article de Fafwatch pour une présentation de la situation de l’époque.

Les protagonistes n’ont pas beaucoup changé. Victor Lenta est parti faire le mercenaire en Ukraine et son camarade Matthieu Clique a été incarcéré suite à l’affaire du blessé grave, mais peu de nouvelles têtes au sein de la structure locale de Génération Identitaire…

Un blog qui propose des “enquêtes journalistiques et sociologiques”, Le Chat qui fouine, est allé rencontrer Sixtine Jeay et Adrien Dominguez. Cette entrevue évoque Romain Carrière et laisse filtrer des éléments qui permettent de cerner un peu mieux les profils bien proprets de ces deux militants d’extrême droite. Si Sixtine Jeay présente mieux qu’un Victor Lenta, elle évolue également dans la droite radicale depuis des années déjà (RF, MAS, Antigones, …, voir ici et ici).

 

Rencontre avec Génération Identitaire

 

Nouveau visage de la jeunesse d’extrême droite, Génération Identitaire s’est fait connaître par l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers, une première action symbolique et très médiatisée à l’époque. Au même moment, une vidéo de présentation du mouvement faisait le buzz sur les réseaux sociaux.

 

Depuis sa création fin 2012, le mouvement Génération Identitaire cristallise les passions.

 

Afin d’en savoir plus sur Génération Identitaire, leurs valeurs, leurs combats et leurs parts d’ombre, j’ai trempé mes moustaches dans la mousse irlandaise en compagnie des responsables de la section de Toulouse.

 

Une petite présentation personnelle en quelques mots ?

 

Sixtine : « Je m’appelle Sixtine Jeay. J’ai 23 ans et je suis étudiante. J’ai passé un master en Histoire médiévale à Paris. Je suis revenue à Toulouse car c’est ma région et que c’est ici que je me sens chez moi. Je milite depuis 3 ans chez les Identitaires. Au sein de Génération Identitaire, j’occupe la fonction de responsable de la section Toulouse avec Romain Carrière et Adrien.

 

Adrien : « Je m’appelle Adrien Dominguez, j’ai également 23 ans et je suis dessinateur industriel dans un bureau d’études. Tout comme Sixtine, j’ai rejoint le mouvement il y a 3 ans. »

Lire l’article complet sur Le Chat qui fouine.

Sixtine Jeay et Adrien Dominguez

Sixtine Jeay et Adrien Dominguez

Un douanier, ancien mercenaire de Bob Denard arrêté pour grand banditisme

Une affaire bien singulière, passée relativement inaperçue, a été évoquée par des médias locaux.

Un douanier suspendu par sa hiérarchie pour sa mise en cause dans une affaire de viol, s’est fait arrêter car soupçonné d’être le cerveau d’une équipe spécialisée dans le braquage de commerçants.

Le profil de cet individu intéressant, il est présenté comme ancien mercenaire pour Bob Denard. Le reste de l’équipe l’est tout autant mais il va falloir sans doute patienter pour en apprendre plus car peu d’informations ont percé pour l’instant.

 

Neuf personnes, qui se faisaient passer pour des faux douaniers, ont été mises en examen par un juge d’instruction à Rouen pour « arrestation, enlèvement et séquestration en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ». Parmi les faux douaniers : un vrai douanier, considéré comme le cerveau du commando.
La barbe blanche, le cheveu plus sel que poivre, l’ancien soldat de 52 ans, reconverti comme mercenaire auprès de Bob Denard, se lève de sa chaise. Le juge Charles-Henri Bisot vient de décider de l’envoyer en prison.

Source.

Dans cette bande organisée, les policiers découvrent des « profils disparates : ils sont âgés de 20 à 60 ans. Il y a un ancien mercenaire, ce douanier suspendu, mais aussi des gens qui ne s’étaient jamais fait remarquer par la police jusqu’ici. Ce sont tous, néanmoins, des gens aguerris et professionnels. Ils sont originaires de la région parisienne, certains de Rouen et d’autres du grand Ouest », détaille une source judiciaire à Normandie-actu.

Bob Denard

Bob Denard

[Affaire de fraudes au microparti du FN] les commissaires aux comptes mis en cause par Rue89

Dans les suites de l’enquête ouverte concernant des fraudes dans le système de financement de campagnes électorales du FN qui a mené à la mise en examen de Frédéric Chatillon, de nouvelles irrégularités émergent.

Le journal Rue89 met en cause les commissaires aux comptes Nicolas Crochet et Benoît Rigolot et leur rôle dans le système comptable frauduleux du microparti Jeanne pour lequel il est question de faux et usage de faux, escroquerie, abus de biens sociaux et blanchiment d’abus de bien sociaux.

Extrait :

Depuis avril 2014, le Front national est en pleine tourmente judiciaire. C’est à ce moment qu’une enquête a été ouverte et confiée aux juges Renaud Van Ruymbeke et Aude Buresi. Elle porte sur le financement des campagnes électorales du FN pour les cantonales de 2011 et les législatives de 2012.

En septembre de la même année, l’enquête a même été élargie à la présidentielle. Et en janvier dernier, un proche de la Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, a été mis en examen pour « faux et usage de faux », « escroquerie », « abus de biens sociaux » et « blanchiment d’abus de biens sociaux ».

Dans ces deux affaires, un point commun : Jeanne, le microparti de Marine Le Pen.

Créé en 2010 par des proches de la présidente du FN, cette structure, qui sert à financer des campagnes frontistes, brasse quelques millions d’euros.

Comme les autres partis politiques ou micropartis, Jeanne doit déposer ses comptes chaque année à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette commission n’a pas de pouvoir pour contrôler ces bilans comptables.

Ce sont en effet les commissaires aux comptes, choisis et rémunérés par les partis, qui ont accès à toutes les recettes et dépenses et qui sont les seuls à pouvoir les certifier. Ils ont donc un rôle central pour pointer d’éventuelles corruptions et ont l’obligation (sous peine de condamnation pénale) d’informer le procureur des délits qu’ils pourraient connaître.

Et surprise, en parcourant les comptes du microparti Jeanne : ils ont été certifiés par deux commissaires liés au Front national.

L’un des deux commissaires aux comptes qui a certifié le bilan annuel de Jeanne en 2011 (la période qui intéresse notamment les juges Van Ruymbeke et Buresi) se nomme Nicolas Crochet. Et le parcours politique de cet homme, auquel Mediapart s’est intéressé en octobre 2013 [PDF], laisse planer de nombreux doutes sur son indépendance.

Expert-comptable, Nicolas Crochet dirige le cabinet Amboise Audit dans lequel travaillait l’élu FN Jean-François Jalkh en 2012. Cette même année, Nicolas Crochet était l’un des conseillers économiques de Marine Le Pen. Frontiste pur jus, il était candidat du parti aux législatives de 1992.

Cela ne l’a pourtant pas empêché, en 2011, de contrôler l’ensemble des dépenses et des recettes de la structure de sa patronne.

Mais il n’est pas le seul.

L’autre commissaire aux comptes, Benoît Rigolot, a également certifié, les comptes du microparti en 2011 (voir ci-contre), 2012 et 2013. Il semble pourtant lui aussi bien proche de l’entité qu’il a contrôlée.

Benoît Rigolot a en effet créé en 2009 la société d’experts-comptables Equites avec Olivier Duguet. Ce dernier n’est autre que l’ancien trésorier de Jeanne et l’homme récemment accusé d’avoir menacé de mort une journaliste de Mediapart.

Un document que nous nous sommes procurés montre qu’ils étaient associés jusqu’au 6 janvier 2011, avant que Duguet ne cède ses parts à Rigolot.

Lire l’article complet.

Mains propres, tête haute et plein de pognon.

Mains propres, tête haute et beaucoup de pognon sale.

Deux ans pour Reynouard

Le négationniste halluciné Vincent Reynouard vient de reprendre 2 ans de prison ferme.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le personnage, c’est un type complètement allumé qui part exemple se filmait en train d’essayer de brûler des saucisses avec de l’essence à briquet dans un trou creusé dans la terre pour tenter de justifier ses délires sur les fours crématoires des nazis.

Reynouard (passé par le PNFE) a encore des soutiens chez les plus acharnées de la fachosphère.

Extrait d’un article de REFLEXes.

Autre activité du PNFE, le soutien au courant révisionniste par l’intermédiaire de l’ANEC (Association normande pour l’Éveil du Citoyen) basée à Caen et dirigée par un élève-ingénieur, Vincent Reynouard, qui se fait très vite remarquer en diffusant des tracts révisionnistes sur le campus de la fac. Dès lors, il grimpe dans la hiérarchie du parti jusqu’à en devenir le secrétaire général à la place de Michelle Dall’ara (qui a quitté le Parti avec son mari, là encore pour «divergences politiques»), lors du 4ème congrès du PNFE en mars 1991. Cette nouvelle année commence par ressembler aux précédentes. Interdit de défilé Jeanne d’Arc en 1990 par le préfet de police, le PNFE a beaucoup de mal à organiser des réunions publiques. La création d’une association des Amis de Tribune Nationaliste vise alors à contourner ces interdictions. La seule réunion qui est organisée le 21 avril dans un restaurant de l’Aisne et qui réunit une cinquantaine de militants, est troublée par la gendarmerie. Les mauvaises nouvelles s’accumulent, c’est l’interdiction de publicité et de vente aux mineurs de TN, puis la suppression de sa commission paritaire, ce qui signifie l’interdiction de fait de la parution du journal ; enfin, en septembre, le procès intenté contre son tout nouveau secrétaire Vincent Reynouard (qui quitte le PNFE mais continue ses activités révisionnistes). Ces nouveaux ennuis entraînent une nouvelle réorganisation du parti. Erik Sausset remplace Reynouard, tandis que Yannick Jordan est nommé responsable pour l’Ile-de-France. Mais une fois de plus, ce sont les médias qui provoquent le retour du PNFE au premier plan, en décembre 1991, grâce à une émission de télé consacrée à l’extrême droite en France, animée par Daniel Bilalian. Plusieurs groupes peuvent s’y exprimer sans retenue et notamment le PNFE, par l’intermédiaire de Cornilleau, Sausset et Jordan. Résultat, les adhésions ne tardent pas à suivre, tandis que le journal du parti reparaît avec le début du récit des « exploits » de Michel Faci en Croatie, déjà auteur dans le n°49 de TN de l’histoire des volontaires français en Irak lors de la guerre du Golfe. Un Faci que l’on retrouvera le 11 janvier 1992, présent aux côtés de Cornilleau lors d’une réunion du PNFE dans la région de Caen : cela augure déjà de son adhésion au parti.

Vincent Reynouard, forcément quenellier.

Vincent Reynouard, forcément quenellier.

[Fachopédia] Que sont-ils devenus ? L’ex lieutenant colonel Michel Castillon

Militaire de carrière, Michel Castillon a pris part au fiasco de l’aventure de Bruno Mégret à Vitrolles dans les années 90.

Il fut au coeur d’un petit scandale déclenché par le journal Libération qui poussa l’armée à se passer des services de ce retraité du renseignement réserviste militant FN.

Il n’était pas insensible aux charmes de l’Action Française puisqu’il était souscripteur de son journal, on peut également trouver sa trace lors d’un hommage à l’OAS en 2008.

Plus tout jeune, il n’a pas renoncé au militantisme puisqu’on le retrouve à l’heure actuelle investit dans la vie de l’association qui gère la Domus Europa, la propriété provençale du G.R.E.C.E. route de Roquefavour à VENTABREN. Bien que l’association qui gère le domaine fasse profil bas et mise sur une intégration dans le tissu local en accueillant des évènements sans connotation politique particulière, celui-ci n’en reste pas moins une base d’assise pour le courant “néo-païen eurasiste identitaire”.

Organisation de conférences sur des thèmes gravitant autour des croyances forgées par les identitaires, base pour Europe Jeunesse, la Domus Europa est un lieu important pour l’artisocratie paganiste néo-droitière.

Petit rappel historique :

Adjoint Front national à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), où il est en  charge de la sécurité, le colonel de réserve Michel Castillon donnait depuis plusieurs années des cours d’anglais à l’Ecole militaire à Paris, aux élèves officiers du cours supérieur d’état-major (CESM), année préparatoire du collège interarmées de défense. Révélée par Libération le 18 septembre, cette information a fait du bruit dans les rangs de la «grande muette». Curieusement, on prétendait ne pas y connaître l’engagement politique de l’élu lepéniste. Dès la fin de la semaine dernière, le ministère de la Défense a donc décidé de se passer des services du colonel Castillon qui, vacataire, dispensait trois heures de cours par semaine pour lesquels il était rémunéré 250 francs de l’heure.

«Une affaire scandaleuse», s’est insurgé hier, au cours d’une conférence de presse, Bruno Mégret, porte-parole de la municipalité de Vitrolles, que dirige son épouse. «Sa situation était légale et parfaitement connue de la hiérarchie militaire», a ajouté le délégué général du FN qui a prétendu que le ministre PS de la Défense, Alain Richard, aurait même «décerné un témoignage de satisfaction» au colonel Castillon le 30 juin dernier. Indigné par cette «chasse aux sorcières», Bruno Mégret a indiqué que le parti d’extrême droite allait lancer «une campagne pour que l’armée conserve sa neutralité politique». Il a également précisé que le colonel Castillon allait attaquer en justice Alain Richard pour «non-respect de la neutralité républicaine» à l’armée.

L’armée se débarrasse d’un prof d’anglais encombrant (1997)

A lire également : Vitrolles aux mains du FN? Le feuilleton d’une élection (5). Sécuritaires contre sécuritaires. (1997)

Sa participation à l’époque de Vitrolles est évoquée dans l’histoire secrète du front national de Renaud Dély :

Michel Castillon

Après scandales et condamnations, Bruno Mégret se mis au vert deux ans en Autralie, il revint en 2011 en France.

Depuis, à Vitrolles, c’est Marcel Ydé, passé des opérations tchadiennes au business international dans la high-tech (sic), qui repris la franchise FN.

Marcel Ydé, photo de propagande de son parti.

Marcel Ydé, photo de propagande de son parti.

A voir, diaporama : Quatre dénnies de front national.

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Deux-Sèvres / Départementales : le FN fourbit ses armes (l’histoire de la collaboration)

Annoncé par la Nouvelle République :

Jean-Romée Charbonneau, chef de file du Front national des Deux-Sèvres, sera candidat aux élections départementales de mars 2015 sur le canton de Niort-1, a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse ce samedi 10 janvier. Le FN annonce des candidatures dans la totalité des 17 cantons. Parmi elles, celle de Lucie Chaumeron sur le canton d’Autize-Egray.

Jean-Romée Charbonneau est présenté ainsi sur un site proche du FN :

Élu municipal niortais, cet employé de banque de 63 ans est le leader historique du parti dans le département. Il partira en binôme avec Elisabeth Michel, 53 ans.

Ce que ce site ne mentionne pas, c’est que Jean-Romée est d’une filiation illustre.

Jean-Romée Charbonneau, capture site FN

Frontiste de longue date, fils de Jeanne Brevet et Henri Charbonneau, l’histoire familiale de Jean-Romée se confond avec celle de l’extrême droite française et de la collaboration.

Son père Henri eu un parcours qui passa par l’AF, la cagoule, l’uniforme nazi et la milice. Sa page wikipédia donne un bon aperçu du profil.

Sa mère Jeanne, nièce de Joseph Darnand, se remariera en 1984 avec Léon Degrelle.

Bien qu’étant loin d’être labellisable “dédiabolisation”, Jean-Romée Charbonneau, gollnischien, a su tenir sa section locale FN. Conseiller municipal à Niort, on le retrouve maintenant en course pour un poste de conseiller départemental (nouvelle désignation du conseiller général).

[Nancy] 2 militants d’extrème droite condamnés pour une banderole homophobe

 

Deux militants d’extrème droite de 23 et 21 ans ont été respectivement condamnés à 8 mois et 6 mois d’emprisonnement avec sursis et à un stage de citoyenneté pour avoir déployé une banderole homophobe menaçante lors de la Marche des fiertés à Nancy le 31 mai 2014.
La banderolle “Allez brûler en enfer” était signée “Lorraine nationaliste”, du nom de la déclinaison régionale des jeunesses nationalistes, le mouvement dissous de Gabriac et Benedetti.
Le plus âgé des deux, déjà condamné en 2011 pour violences, a également revendiqué son appartenance au GUD.
Leur avocat était bien sûr Pierre-Marie Bonneau, lui-même membre de l’oeuvre française.

Un compte-rendu de l’audience est visible sur Fr3.

Pierre Marie Bonneau, avocat membre de l'organisation des disciples de Pierre Sidos dirigée par Yvan Benedetti.

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